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Publié dans : FRAIS : What's Good ?
Vu que j'ai décidé d'abandonner le format particulier d'envoi du webzine
Holla Back via e-mail, je m'en remets désormais à cette nouvelle mouture via ce blog. En attendant, le premier numéro est toujours dispo pour les retardataires, il suffit simplement de télécharger les trois fichiers .zip suivants afin d'en profiter via le site de Rapidshare, alors profitez-en.
Au sommaire de ce numéro de mars 2005 (bah ouais, ça fait déjà un moment...) : articles sur le Crunk et le matérialisme dans le HH, gros dossier Queens(Bridge) avec un focus sur Nas, apparté art avec Terence Patrick et l'univers de la photo, chroniques musicales avec Get Large et JR Ewing en albums du mois.
http://rapidshare.de/files/27322329/Holla1_pt1.zip.htmlhttp://rapidshare.de/files/27322477/Holla1_pt2.zip.htmlhttp://rapidshare.de/files/27322576/Holla1_pt3.zip.htmlExcellente lecture.
_TN
Par Tuân
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Vendredi 28 juillet 2006
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Publié dans : NIAKERIES
CHRONO CROSS
ORIGINAL SOUNDTRACK

Compositeur
: Yasunori Mitsuda
Pistes : 67 (3 CD)
Type : OST de RPG
Label : DigiCube
C’est un fait. Yasunori Mitsuda est un putain de génie. Et ne venez pas me les briser sous prétexte que cette mise en bouche n’est en rien objective et
qu’elle relève de surcroît d’une exacerbation mal venue dans le cadre d’une chronique musicale. Toutefois, vous aurez raison de me remettre à l’ordre en vertu du fait qu’il est de bien mauvais
aloi que de changer le ton d’un exercice littéraire pratiqué depuis des années. Mais je vous répondrai derechef que vous-mêmes connaissez les faits d’armes du bonhomme, que vous-mêmes connaissez
l’étendue de ses capacités, et que ma présente réaction n’est en aucun cas déplacée : loin de là même, surtout quand on sait que les bandes originales de Chrono
Trigger et de Xenogears furent commises par la même personne, nous sommes bel et bien forcés de reconnaître le talent. Si ces deux bandes sonores
peuvent être considérées à juste titre comme des already classics du genre, et bien sachez que celle de Chrono
Cross, suite du volet Trigger, confirme définitivement la verve artistique du père Mitsuda. Musique
maestro.
Il est de ces accords entre une image et une idée qui sont improbables ; improbables car dépendant tout d’abord de la sensibilité et des paradigmes de tout un chacun –on ne voit ni ne ressent les
mêmes choses- : un homme de science et une homme de lettres n’aborderont pas un sujet sous le même angle et encore moins avec les mêmes méthodes, vous en conviendrez, mais ils ne verront souvent
pas la même chose en prétextant que les hypothèses de l’autre ont peu de chance de se réaliser. De fait, la couverture de la bande originale de Chrono
Cross se révèle être sujette à interrogation ; certains y verront un nuage de fumée s’échappant d’un volcan sous-marin, alors que d’autres y percevront simplement une traînée opaque
rappelant des soirées comateuses sur canapé cuir. Toutefois, et malgré les paradigmes de chacun, force est de constater que n’importe qui arrivera à percevoir la finalité de cette entité brumeuse
qui, abstraite et volatile au départ, dessine une traînée devenant de plus en plus nette, carrée même, se révélant enfin être un cadre doté d’une aiguille : il s’agit là d’une horloge. Imagerie
intéressante dans le sens où l’eau et la fumée sont deux entités insaisissables et indestructibles, tout comme le temps symbolisé ici par cette horloge de fumée ; mais imagerie encore plus
intéressante car la fumée se matérialise, ou plutôt se forme ; voilà où se situe l’improbable. Le rapport entre ces trois éléments relève donc du cycle temporel, de l’éternel recommencement : les
corps deviennent poussière et fumée alors que l’eau est mère nourricière et comporte de plus un caractère double, d’une part l’eau du baptême symbolisant la vie et d’autre part l’eau du Déluge
symbolisant la mort. Et si l’on s’en réfère à la tradition littéraire du Moyen-Âge comme dans Tristan et Iseult, le trinôme l'Amour, la Mer et la Mort se fait fréquent en raison de la ressemblance phonétique et de la symbolique dont ces mots disposent. Sans
chercher à spoiler, les fans de Cross se rappelleront ce qui arrive à Serge, le héros, à un certain stade du jeu et comprendront aussi pourquoi sa
charmante acolyte féminine se nomme Kid.
J’ignore si vous accordez autant d’importance que moi à la couleur et aux motifs d’une jaquette, mais si vous possédez une telle sensibilité à ce propos, soyez certains que le ton de ces trois
disques sera bleu, comme la mer.

À propos de notre soi-disant débat de départ, nous donnerons finalement raison à l’homme de lettres, ou plutôt à son utilisation littéraire de l’improbabilité, car le
résultat donné par cette jaquette est surprenant, inattendu, donnant de suite le ton de l’univers singulier de Chrono Cross. Mais s’il y a bien une chose
qui mettra tout le monde d’accord, c’est bien la qualité de cette OST, véritable mise en abîme sonore de cet univers musical profond et atypique. Yasunori
Mitsuda, non content de toucher à des registres musicaux variés, fait ici état de sa maîtrise en matière de sonorités celtiques, ou tout simplement ethniques de par le grand usage
d’instruments à corde. Les influences brassées sont larges, variées, et surtout crédibles (chose rare) comme en témoignent Time’s Scar, ouverture du
premier CD et accessoirement petite tuerie portée par des violons puissants nous faisant croire l’espace d’un instant à un concert en plein Stonehenge ; ou encore Savannah Of Time, invitation musicale à l’évasion que n’aurait sans nul doute pas renié notre tonton des îles. Jamais le son n’aura été autant en accord avec l’image,
et la 2D bien servie de Chrono Cross prend alors définitivement son sens à travers le dépaysement apporté par les compositions de Mitsuda.
Mais plus que la variété de genres abordés, l’OST de Chrono Cross se distingue du reste des productions de bandes sons de par une cohérence musicale à
toute épreuve malgré les nombreux exercices de styles auxquels Mitsuda se prête : des thèmes de villages comme Aruni Town
Home] ou Home Galdove empruntent au même registre sans pour autant sembler redondants, l’originalité des orchestrations et des mélodies étant de
mises. Cela dit, cette propension à toucher à tout n’empêche pas pour autant les fans du sieur Mitsuda de perdre leurs marques ; ainsi, Fragment Of Dreams ne sera pas sans rappeler les tracks dans le mood music box déjà entendus dans Xenogears, tout comme les
titres Voyage et Victory sont de grands hommages -et surtout remaniements- de pistes classiques provenant de
Chrono Trigger.
Mais là où Mitsuda nous implique réellement dans notre écoute, c’est bel et bien dans des titres portés par une simplicité touchante et une orchestration
dénuée de fioritures, les rendant immersifs au possible. C’est dans ce style cristallin et dépouillé que s’inscrivent Star Stealing Girl[ (où quand un
piano et une flûte vous font embrasser l’horizon, le tout accompagné par des filets de voix que n’aurait pas renié Kanye West pour nous pondre un de ses fameux Chipmunk beats) et Radical Dreamers – The Unstolen Jewel (où quand une gratte et de belles vocalises vous prennent au cœur et au corps). Ajoutons à cela Life – Faraway Promises qui vient clore cette masterpiece de plus de trois heures en reprenant légèrement et en un vent le Radical
DreamersMitsuda nous convie au long de ces trois galettes, ce dernier nous soumettant ainsi à des titres dits de surface au départ pour mieux nous
préparer au plongeon dans les abysses sonores de son oeuvre. Et malgré quelques dissonances parsemées ça et là comme Brink Of Death et Hurricane, titres inaudibles faisant la part belle à l'urgence et aux thèmes de combats pourris, vous aurez compris que cette bande sonore gargantuesque se présente
comme un must have certain pour tous les fans de bonnes musiques, et non uniquement de Chrono Cross. De par sa richesse, son immersion et le dépaysement
qu’elle procure, l’OST de Chrono Cross permet de changer de latitude rien qu’en titillant avec justesse nos sens auditifs ; se priver de cette ode à la mer
serait bien dommage surtout en ces périodes de vacances, n’est-ce pas ?
DRALION ET LE CIRQUE DU SOLEIL : INFLUENCES INAVOUÉES DE CHRONO CROSS
N’ayant jamais entendu parler d’un tel rapprochement entre ces deux œuvres visuelles et sonores que sont Chrono Cross et le Cirque du Soleil, je vous propose cet aparté afin de vous présenter succinctement l’analogie existant entre la bande originale d’un des spectacles de
cette troupe de saltimbanques qui semble avoir hautement influencé la petite merveille des studios Square Soft : Dralion.
Emerveillé suite au spectacle de la très fameuse troupe en territoire genevois, c’est avec un intérêt certain que plusieurs points de comparaison pouvaient être rendus possible entre Chrono CrossDralion. Déjà d’un point de vue visuel, l’us des couleurs dans les deux œuvres ne sont pas sans rappeler la
complémentarité existant entre certaines couleurs primaires et secondaires telles que le bleu et l’orange, ces dernières explosant carrément à nos yeux, s’exprimant alors dans leur expression la
plus pure. Teinte de quasi prédilection de fauvistes, il semble que Chrono Cross ait repris ce traitement chromatique à Dralion qui s’inspirait déjà du style de peinture né en 1905. De plus, certains passages auront certainement rappeler certains tableaux dudit mouvement, comme lorsque
Serge, héros muet de Chrono Cross, visite une chambre en bord de mer dans un village : le modèle de la chambre de Van Gogh n’est pas très loin dans l’idée.
Autre influence picturale concernant Chrono Cross : l’impressionnisme. Les petits points de couleurs que l’on retrouve sur certains tableaux illuminent les
scènes et leurs procurent une atmosphère apaisante, à la manière des anciens. Précisons également que Dralion comporte de nombreux personnages hauts en
couleurs et burlesques, tout comme dans Chrono Cross.
Des petites pointes de couleurs
Mais plus important concernant cette (longue) chronique, c’est bel et bien la ressemblance musicale entre les compositions de Yasunori Mitsuda pour
Chrono Cross et de Violaine CorradiDralion. Orchestration très ethnique
également, empruntant à diverses traditions musicales comme asiatiques et surtout celtiques, la ressemblance est extrêmement présente. Citons déjà Ombra,
morceau de guitare sèche dépouillé au possible accompagné d’un chant italien nous caressant l’échine ; on pourrait quasiment croire que Mitsuda en a sucé
les premiers accords afin de créer Another World – River Bank Of Dreams. S’ensuit Ballare, comportant également
des chants italiens d’une intensité certaine mais ressemblant surtout au ton procuré par les travaux de Mitsuda sur Chrono
Cross. Nous terminerons cette courte sélection avec Ninkou Latora qui sonne comme le thème du combat final par excellence. Comme contre un certain
Lavos, tiens…
Je tiens à préciser que cette courte analogie relève avant tout des mes idées personnelles et qu’elles ne sortent donc pas de la bouche de Moïse. Mais si un jour vous avez la
chance d’aller admirer le spectacle Dralion du Cirque du Soleil (bon, c’est cher quand même) et que vous avez aimé
Chrono Cross, soyez sûrs et certains que cela vous touchera fortement. En attendant, jetez-vous sur la BO de Violaine
Corradi de Dralion, première source d’inspiration de Mitsuda et de Square Soft à mon humble avis.
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Par Tuân
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Publié dans : FRAIS : What's Good ?
Damn, depuis le temps que je m'étais décidé à suivre les traces de l'éminent Systool et son très fameux blog qu'est
systool.over-blog.com, et bah je me décide enfin via ces foutues vacances d'été placées sous le signe de pourriture alcoolisée. Parti à la base pour être purement Hip-Hop,
Holla Back finit par devenir plus... culture on va dire, ou plutôt sous-culture avec des appartés touchant les jeux vidéos et ma seconde grande passion que sont les animes et les mangas. Que les inconditionnels de Systool se rassurent alors, je ne me permettrais pas d'empiéter sur les plates-bandes de mon prédécesseur.
D'ici quelques temps, vous verrez que les articles viendront s'ajouter au fur et à mesure, et j'espère que le tout vous plaira. Bon, bah c'est parti.
Et n'oubliez pas d'aller loucher du côté de la newsletter (faudra que je demande à Systool comment tous ces bidules fonctionnent, damn !).
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Par Tuân
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