Basengo et le Slam - Interview 2006

Publié le par Tuân

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Membre actif du collectif NeoBluz et figure rappologique reconnue sur Genève, Basengo est également un féru de Slam, pratique remettant au goût du jour l'oration telle qu'elle était pratiquée durant l'Antiquité ou encore le Moyen-Âge via les discours et les chansons de gestes. Petite rencontre datant de 2006 dans l'attente d'une interview plus portée sur le Hip-Hop.


Texte : Sébastien Dupuis
Cliché : Chromatiks


Qu'est-ce qui t'as conduit sur des scènes Slam ?

La Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots (S.L.A.M.) un collectif qui tourne en France, c'était la première fois que je suis rentré en contact avec le Slam. Après j’ai vu le film avec Saul Williams, et ensuite Jonxion Crew m’a contacté afin d'animer un Slam mensuel au Chat Noir. Tout ça vers 2003…. Depuis j’ai été invité à pas mal de manifestations et c'est désormais pour  Art2Vivre Association que j’anime seul avec un invité différent à chaque session un Slam au Chat Noir. Tout ça
le deuxième jeudi de chaque mois.

Tu travailles beaucoup tes textes. Quelle importance à l'écriture pour toi ?

Ca fait plaisir ! C'est un processus dans lequel tu es obligé de te poser des questions que tu ne te serais pas posées si tu n'avais pas à les mettre en mots… Ca fait gamberger, cogiter. Je n'écris vraiment pas tous les jours mais par période.

On te connaît en tant que rappeur, quelle est pour toi la différence fondamentale entre le Rap et le Slam ?
Si je dois être étiquetté, je dirais que je suis un rappeur car c'est cette couleur que j’apporte à un Slam. En fait un slameur ça n’existe pas au premier sens du terme puisque le Slam est avant tout un mélange, une sorte de mosaïque de cultures.

Dans quelles disciplines ressens-tu le plus d'émotions ?
Le Rap, sans aucun doute, mais de toute façon c'est trop différent. Le Slam ne peut pas  être réduit au Rap, car on peut attribuer une ressemblance entre les deux à propos des accapellas  qu’on a plus l’habitude de faire, en impro ou pas…

Est-ce que le public participe davantage que sur une scène Rap ?
Le rapport est différent. Dans le Rap, je viens me mettre en avant avec ma musique, je me sens moins seul... Il y a des très bon MC que le Slam effraie.

Le Slam s'est popularisé en Europe, qu'en est-il en Suisse ?
J’ai plus souvent été invité en France qu’en Suisse, surtout à Lyon et à Limoges. Les gens sont encore un peu timides ici, mais ça commence à prendre au Chat Noir qui est le seul endroit à programmer du Slam à Genève à ma connaissance.

Qu'as tu envie de dire pour conclure ?
RastafaraïJahCelassiaïblessallcountriesandforgivusforeternity.com


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