Yung Wun - The Dirtiest Thirtiest

Publié le par Tuân

Shaaaaaaaawty !!!



Et ben, ça fait un moment qu’on l’attendait ce petit prodige d’Atlanta. Après avoir réjoui le circuit new yorkais en apparaissant au sein des Ruff Ryders sur des titres explosifs comme WWIII, Down Bottom (Remix) et autres, Yung Wun avait fini par disparaître de la circulation. C’est en grande trombe que le protégé de Swizz Beatz (Yung est signé chez Full Surface avec Cassidy et Bounty Killer) refaisait son apparition l’an dernier avec l’excellent single Tear It Up (featuring David Banner, Lil’ Flip et DMX), single annonçant un album bien méchant au croisement du son crunk sudiste et du son East Coast. Mais après de telles attentes, il faut bien dire que The Dirtiest Thirtiest déçoit d’un point de vue musical même si une évidence vient tout de même à l’esprit : la hargne vocale de Yung Wun et son côté écorché vif (ATL, shaaawty !!!) sont loin de déplaire mais encore faut-il que le reste suive ; Swizz Beatz peine derrière les consoles et le choix des productions -ou des producteurs, au choix- se révèle parfois malheureux. Des titres comme I Tried To Tell Ya, Sad Song et Walk It, Talk It sauvent un The Dirtiest Thirtiest à la musicalité assez quelconque et souvent redondante (et boum des basses, et boum les grosses caisses, et boum ti-li-lip-li-lip). Pourtant, Yung Wun a toutes les possibilités afin de se faire apprécier du sud et de l’est des Etats-Unis avec des titres crunk mais aussi clubs et personnels. Dans l’attente d’une meilleure suite, Yung Wun nous sert un Tear It Up de fou assez suffisant afin de patienter et de demander à un certain Lil Jon de lui concocter une bonne production. On croise les doigts.

_TN

img161/1166/30ryogavs8.jpg


Clip de WWIII f/ Scarface, Snoop Dogg & Jadakiss

Publié dans HIP-HOP : Chroniques

Commenter cet article