DMX - Year Of The Dog... Again

Publié le par Tuân

Wouaf Wouaf !

Year of the Dog...Again


On se rappelle encore du caca nerveux que le Dark Man X nous avait fait fin 2003 : frustré et aigri par l'industrie du disque, l'homme fort des Ruff Ryders avait décidé de quitter le monde du rap en raison du fait qu'il ne parviendrait jamais à posséder ses droits sur sa propre musique. Adieu Def Jam donc, pour qui DMX fut une incroyable pompe à fric avec cinq albums toujours premiers des ventes lors de leur premières semaines de sorties. Mais comme d'hab', ce genre de crises ne peut être que pris avec des pincettes dans l'univers du Hip-Hop, d'autant plus que X s'amusait encore à faire des morceaux (médiocres) qui tournaient sur diverses mixtapes. Ce Year Of The Dog... Again (pour cause de bootlegging intempestif ?), né dans la douleur et la nécessité, marque donc le retour du hérault du Yonkers après plus de trois années d'absence. Échangeant sa place au sein de Def Jam contre celle de Nas chez Sony Urban, DMX repart en force, toujours affublé de la griffe du Double R. À vrai dire, un album de monsieur voix rauque reste un gageur et surtout un événement, mais encore faut-il que Earl Simmons soit capable d'autre chose que beugler bêtement. DMX n'a jamais été un très bon rappeur, mais son univers glauque hanté par la rue, la mort et l'ombre de son chien Boomer avaient de quoi séduire avec des textes simples mais torturés et avec la rage et les faiblesses d'un écorché à vif. Pour bien des raisons, DMX était comparé à 2Pac (gros pecs, grosses voix, grosses peines) avec un quasi classique qu'était It's Dark And Hell Is Hot. Mais depuis The Great Depression, il faut dire que la machine s'est drôlement enrayée (la comparaison d'alors avec Ja Rule n'aidant certainement en rien). Year Of The Dog... Again enfonce malheureusement le clou. Tout laissait présager un bon album avec quelques titres explosifs comme We In HereX fait clairement le point entre lui et les newcomers du rap game : Shit ain't the same, cats done changed the game / Fuck it, all y'all niggaz is lame, what's my motherfuckin' name ? / (Come on) Twenty million records sold / While y'all niggaz is strugglin' to go gold !. Tout cela est bien joli, mais il aurait encore fallu que le reste suive : tous les titres aux sonorités hardcores sont des copies carbones du classique Ruff Ryders' Anthem et font état du manque de prise de risque de DMX. Il suffit d'écouter I Run Shit histoire de comprendre que ça ne va pas très loin musicalement et surtout lyricalement : You wasn't even fucking listening when I just said / What I said, you get that, what I just said. On regrettera surtout que le quota de titres torturés tombent dans la platitude, donnant toujours lieu à la fameuse ôde limite bête en l'honneur du Tout Puissant. Toujours affublé des mêmes producteurs (Dame Grease, Swizz Beatz qui nous font des trucs pourris), du même flow et de la même méthode, DMX prend salement l'âge et commence à accuser le coup. DMX n'est même plus capable de faire du bon DMX. Pour tout dire, les deux highlights de l'album sont la prestation de Busta Rhymes sur Come Thru (Move) et le skit mongol de X sous crack. Le chien finit par se mordre lui-même la queue et c'est bien triste. Attendons plutôt le retour de Jay-Z.

_TN

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Clip de Lord Give Me A Sign

Publié dans HIP-HOP : Chroniques

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systool 06/10/2006 13:41

Comment ça?SysT

Tuân 06/10/2006 15:13

Bah le Ruff... ian et le truc qui rime pour Jin...

Systool 09/08/2006 13:15

déjà fait (bcp) mieux, désolé... ;-)SysT

Tuân 06/10/2006 13:27

T'as quand même fait beaucoup de jeux de mots limites dans les commentaires...

Systool 08/08/2006 19:45

DMX, c'est trop un ruff...ian!SysT

Tuân 09/08/2006 13:08

Euh... pas mal...