TEST - Lucifer's Call

Publié le par Tuân



Si ce titre ne vous dit rien, c’est normal pas de panique. Les Shin megami tensei sont une série de rpg populaires au Japon, mais qui n’ont malheureusement jamais franchi nos frontières. Les SMT ont pour habitude de nous plonger dans un univers sombre, mature et apocalyptique comme on en voit rarement dans un jeu du genre. L’histoire se déroule en général à Tokyo, qui sera le lieu de catastrophes imminentes. Et le premier opus arrivant chez nous est loin d’être le plus mauvais, et comme pour s’excuser du délai entre la sortie japonaise et la version US, Atlus a rajouté de nombreux éléments, que l’on peut retrouver dans notre version, telle que la présence exclusive de Dante de Devil may cry, qui aura son rôle à jouer, ou même d’un immense donjon supplémentaire permettant d’avoir la sixième fin exclusive aux versions US et européennes. C’est donc avec une très grande joie que nous avons accueilli le premier épisode qui arrive chez nous, entièrement traduit qui plus est, et que Atlus nous fait l’honneur de nous présenter





En route vers un monde meilleur

Les mécanismes de ce jeu transpirent l'originalité, à commencer par le scénario et l'univers, à l'opposé d'un univers enchanteur et héroic-fantasy comme nous y sommes le plus souvent habitués. Alors que nous en avons eu le parfait exemple il y'a seulement un mois de cela avec Dragon Quest VIII, qui s'évertue depuis le premier épisode à garder des mécanismes de jeu certes rodés et ayant fait leurs preuves, mais on ne peut plus classique, et un univers qui ne sort pas des sentiers battus, Atlus prend ici à contre pied tous ces éléments habituels pour nous transporter dans un univers sombre, mature, riche, où vos choix influeront réellement sur la suite du scénario, vous impliquant comme rarement ne l'a fait un rpg sur consoles. Un vent de fraicheur (venu de l'enfer) déferle donc sur nos PS2, et les joueurs lassés de se voir confier l'éternelle tâche de sauver une princesse, ou bien le monde, en parcourant d'immuables donjons du feu, de terre, du vent et de la glace ne pourront qu'être comblés, s'ils sont un tant soit peu ouverts à cette très sombre et atypique aventure que le jeu nous invite à découvrir.

L'on ne commence donc pas cette épopée dans la peau d'un jeune adolescent naïf et sans expérience, qui voit son village ravagé par une force impériale voulant contrôler le monde et asservir les gentils villageois écolos qui vivaient d'amour et d'eau fraîche. Le jeu s'ouvre sur un étrange cauchemar, où une voix venue du ciel vous annonce l'arrivée imminente d'une terrible catastrophe, nommée « conception » (qui a dit paradoxale ?), qui a pour but de purifier la Terre (comprenez dans les SMT Tokyo, non les japonais ne sont pas nombrilistes) du mal absolu qui la foule, à savoir la race humaine. Ainsi, la destruction totale de toute vie sur Terre est la nécessaire condition pour pouvoir la refaçonner selon les desseins d'une entité inconnue ; et cette voix nous annonce que nous, joueurs bien installés confortablement en marcel et en short sur notre sofa, allons jouer un rôle primordial dans cette mission, et non pas comme bien souvent le héros que nous contrôlons, qui a déja sa propre histoire.

Si certains reprochent au jeu de nous faire incarner un héros muet, qui semble passif face à la tragédie qui se déroule, c'est pour mieux servir l'immersion, le joueur ne controlant pas un héros qui a un passé et une vie dramatique, mais au contraire de lui proposer de jouer son propre rôle.





Après vous être présentés en inscrivant votre nom,vous voilà laché dans cet univers apocalyptique, où seuls cinq êtres humains ont survécu, les autres créatures peuplant cet univers étant des démons de différentes races. Si au début de l’aventure le peu d’humains restants peuvent paraître insipides et creux, il en sera bien autrement une fois que le scénario aura commencé à se dévoiler, c’est à dire au bout d’une quinzaine d’heures de jeu, car eux aussi vont devoir choisir leur destinée, et de quel coté ils vont devoir se ranger. Ainsi si le scénario peut paraître relativement absent lors des premières heures, ce n’est que pour mieux installer l’univers qui nous entoure, et souligner l’évolution de la psychologie des personnages. De nombreux rebondissements ponctueront l’intrigue, certains vous laisseront bouche bée, et vos rares amis pourraient bien devenir vos pires ennemis. Guerres de clans, trahisons, tragédies seront les maîtres mots de cette épopée sans commune mesure. Amateurs de scénarios sombres et torturés, bienvenue dans le merveilleux monde de Lucifer’s Call.

Et c'est ici que le jeu innove réellement et se démarque de la concurrence qui se repose souvent sur un classicisme qui peut à terme énerver, puisque vous aurez la liberté de conduire le monde à l'utopie que vous désirez. Alors que bien souvent l'on parle de philosophie à tort et à travers, aussi bien pour Xenosaga que pour le dernier épisode de MacGyver, Lucifer's Call nous permet de devenir le dieu dont on a toujours rêvé, à cela prêt que créer un monde meilleur où tout le monde vivrait en harmonie dans l’opulence, n'est pas vraiment le point de vue adopté dans cette série.

Ainsi comme nous l'avons vu, de la "conception" n'est née que malheur et destruction, et cinq factions cohabitent dans ce monde de désolation où chacune est animée d’une façon de concevoir ce nouveau monde opposée, voulant le remodeler selon leurs idéaux.

C’est à vous qu'incombe la lourde tâche de vous lier à l’une d'elle, pour faire aboutir leurs bien souvent machiavéliques desseins. Préférez-vous contribuer à créer un monde où seuls les plus forts mériteraient de survivre, avilissant les êtres faibles ? Ou alors préférez-vous oeuvrer pour votre seul intérêt, où chacun ne lutterait que pour son individualité, où toute intéraction entre les êtres seraient proscrites ? Ou encore pensez vous que le mieux serait de bannir tout désir personnel afin de ne faire qu’un avec l’univers ? Et ce ne sont pas les seuls choix qui vous seront proposés. Libre à vous de choisir votre voie, mais sachez que vous ne serez pas seul à désirer créer le monde tel que vous le concevez.





Et Lucifer créa les Pokemon

Mais comme l’univers et le background ne font pas tout dans un rpg, intéressons nous au gameplay, qui est il faut bien le dire réglé comme du papier à musique, d’une précision et technicité dont peu de RPG peuvent se vanter. Alors que dans un RPG classique, la base de toute avancée se situe dans le level up si l’on veut espérer pouvoir survivre dans la zone suivante, et dérouiller le vilain pas beau qui cloture souvent un chapitre, ici le level up s’avère quasiment inutile. En effet, votre équipe ne se compose pas de divers personnages possédant chacun leurs capacités, mais de tous les monstres qui croiseront votre route, qui seront tous sans exception jouables, et donc enrôlables. Mais comment cela peut-il bien fonctionner ? Et bien une fois de plus la psychologie joue un rôle très important, puisqu’il faudra connaître la facon de penser de chaque monstre, leurs motivations et aspirations, pour pouvoir les convaincre de rejoindre vos rangs. Concrètement, quand vous combattez un monstre qui vous intéresse, au lieu de choisir la commande attaquer comme on a l’habitude de le faire, vous pourrez choisir de le charmer, ou de tailler une bavette avec lui grâce à la commande « parler ». Ainsi, si le monstre est enclin à vous écouter, il vous demandera fréquemment de l’argent ; si vous acceptez, il peut encore essayer de vous en estorquer en prétextant que ce n’est pas suffisant, et même après avoir cédé à tous ses caprices, rien ne l’empêchera s’il le souhaite de vous laisser tomber en s’enfuyant, ou au contraire de rallier vos effectifs. Celà n’est valable uniquement si le démon est de bonne humeur, car couramment il voudra connaître votre façon de concevoir le monde sur différents sujets. Ainsi, il est fréquent qu’il vous pose une question, très souvent étrange, comme par exemple « Si l’on tue tous ceux qui ne sont pas beaux, alors la beauté n’aurait plus de valeur, qu’en penses-tu, devons nous les laisser vivre ou mourir ? » et le but n’est pas de répondre ce que vous pensez réellement, mais de dire ce que le monstre attend. Pour cela, il vous faut connaître la philosophie des monstres, chacun suivant l’une de celles que nous avons abordées plus haut ; et leur registre de conversation de ces bougres est très étendue ! En ce qui concerne leur humeur, elle dépend principalement d’un des mécanismes du jeu, que l’on pourrait simplifier en le comparant à l’influence de la lune sur leur état d’esprit, car en haut à gauche de l’écran est placé un indicateur vous signalant si la lune est plus ou moins pleine. Cela a une grande influence sur de nombreux éléments du jeu, et certains lieux par exemple ne seront accessibles que lorsque la lune est pleine. Ainsi pour nos agneaux, plus la lune est remplie, plus ils seront énervés, puissants, et instables dans leurs décisions. Il ne servira même à rien de discuter avec eux lorsque cette dernière est pleine, puisqu’ils ne daigneront même pas vous écouter. Le nombre de monstres enrolables n’est pas négligeable puisque il s’élève à 184. Cette variable est également valable pour les boss, pour lesquels il serait suicidaire d’aller les affronter lors d’une pleine lune, leur force étant doublée. Cela nous offre une richesse de jeu et de possibilités plus qu’appréciables. Mais en quoi cela rend-il le level up inutile ?





Pour deux raisons principalement, la première étant que vos démons deviennent vite obsolètes, car même s’ils gagnent un nouveau pouvoir à chaque montée de niveau, ils atteignent vite leurs limites. Cela pourrait être très contraignant si les développeurs n’avaient pas eu la très bonne idée de permettre aux monstres de fusionner ensemble, dans un endroit bucolique répondant au doux nom de cathédrale des ombres. Le principe est plutôt simple car il vous suffira de choisir deux monstres dont vous voulez vous débarasser en les faisant fusionner, le jeu nous gratifiant d’une très belle scène utilisant le moteur du jeu à cette occasion, pour essayer d’en créer un plus puissant, et cela se révèle très vite jouissif, les combinaisons étant très nombreuses, et vous jubilerez lorsque vous parviendrez à obtenir un boss qui vous aura posé tant de problèmes quelques heures auparavant, et qui sera désormais à vos cotés. Mais réfléchissez bien avant de choisir ceux que vous allez sacrifier, car certains une fois un niveau défini atteint, pourront se transformer en un démon encore plus puissant, et souvent étant on ne peut plus charismatiques.

Une fois de plus la lune viendra imposer son influence durant les fusions, car si vous le faîtes lorsqu’elle est pleine, vous aurez la possibilité de choisir une troisième créature à sacrifier, qui vous permettra d’en obtenir une encore plus puissante. Quand on sait qu’en plus le monstre qui en résulte garde certains pouvoirs de ceux dont il provient, cela poussera les plus courageux d’entre vous à y passer des heures pour parfaire votre équipe et obtenir les démons les plus puissants et intéressants du jeu. Sachez à ce propos que vous pourrez utiliser jusqu’à trois de vos alliés en combat, et qu’il vous sera possible d’en garder dans vos réserves onze.

La deuxième raison rendant les longues heures passées à faire évoluer ses personnages inutiles, réside dans le système de combat à proprement parlé, qui est d’une précision rigoureuse.





Un jeu aux rouages huilés

Les combats sont comme beaucoup de ses grands frères aléatoires, et se déroulent au tour par tour, à cela près qu’appliquer la technique du « je m’endors à force d’appuyer sur le bouton croix » se résultera à coup sur par le magnifique écran de gameover, qui je l’espère vous plaira car vous le verrez très souvent, bien plus que dans la majorité des jeux du genre c’est certain. Ainsi, une des particularités de ce titre est que lorsque ce sera votre tour de jouer, vous aurez à disposition quatre tentatives d’actions. Si vous attaquez de manière la plus simple qu’il soit, cela consumera l’un de vos tours, et il ne vous en restera plus que trois. Jusque là rien de plus normal ; mais toute la subtilité réside dans le fait que si vous appliquez cette technique contre les boss, ou des ennemis très puissants, vous aurez très peu de chances pour ne pas dire aucune d’en sortir victorieux. La meilleure technique et ce qui rend les combats si précis et passionnants, est qu’il vous faudra réfléchir, et exploiter au mieux les forces et faiblesses de vos adversaires. Par exemple si l’ennemi est sensible aux attaques d’électricité , lorsque vous utiliserez un sort de foudre, au lieu d’avoir un tour de moins à jouer, il vous restera toujours vos quatres tours disponibles, et inversement si vous l’attaquez avec un sort auquel il est résistant, vous perdrez deux tours, ou pire s’il peut carrément vous renvoyez le sort, vous perdrez tous vos tours et n’aurez plus qu’à le regarder vous donner une correction. C’est pourquoi si vous tombez sur un boss qui vous semble insurmontable, il sera très peu utile d’aller faire gagner dix niveaux à vos démons, car revenir ensuite avec la même technique se soldera par un lamentable échec. Il est donc indispensable de parfaitement maîtriser ce système, et une mémoire d’éléphant vous sera nécessaire pour connaître les spécificités de chaque ennemi. Lorsqu’en plus comme nous l’avons évoqué plus haut vous devez connaître leur manière de penser afin de les recruter, cela réserve le jeu aux plus acharnés d’entre vous, qui seront près à se plier à ce système certes rigoureux mais ô combien passionnant.





Une fois cela assimilé, venons en à l’évolution et à la personnalisation de votre avatar, qui elle aussi est peu commune. Ainsi amateurs d’armures du dragon dorées, d’épées excalibur ou de bottes de sept lieues passez votre chemin, car votre alter ego restera tristement nu tout du long. Oui vous avez bien lu il n’y a pas d’équipement dans ce jeu. La seule manière de le faire évoluer consiste une fois de plus dans un élément qui pourra frustrer certains, mais comblera les autres de par son éventail de possibilités. Ici vous n’aurez pas deux héros similaires avec votre voisin, puisqu’en ingérant une étrange matière appelée megatama, vous en acquerrez les propriétés. Il en existe 24 dans le jeu, certaines beaucoup plus dures à trouver que d’autres qui seront placées sur votre chemin. Lorsque celle appelée Gaea vous octroiera une force surhumaine aux dépens de votre défense, une autre vous permettra d’être beaucoup plus agile. Mais ce n’est pas tout puisqu’elles renferment en leur sein les seuls pouvoirs que vous pourrez apprendre, et ce à chaque montée de niveau. Chacune possède bien évidemment des pouvoirs différents, à vous de passer de l’une à l’autre quand bon vous semble afin de personnaliser votre avatar comme vous le désirerez, et cela sera même indispensable pour certains boss, où certaines megatama vous handicaperaient beaucoup plus que d’autres. Mais cela serait trop facile si vous pouviez disposer d’un nombre de pouvoirs infinis...ici il vous faudra faire des choix cruciaux, abandonner tel sort que vous affectionnez au profit d’un qui pourrait être plus puissant lors que vous monterez en grade, puisque vous ne pourrez disposer que de huit pouvoirs en tout et pour tout en même temps. Amis des choix cornéliens bonjour ! Il va sans dire que cela vous permet de créez le héros qui vous convient, de l’adapter à votre manière de jouer, et cela devient très vite passionant.

Un autre point qui fera crier certains d’entre vous au génie, et leur rappellera les rpgs de leur enfance, lorsque d’autres balanceront de rage la manette, et achèteront une lotion pour faire repousser les cheveux arrachés, est les donjons. Ha quel bonheur (ou malheur, rayez la mention inutile) de ne pas avoir à faire aux sempiternelles grottes et châteaux où le seul défi consiste à vaincre les ennemiis. Chaque donjon est labyrinthique, et repose sur un concept différent, et il est parfois jubilatoire de voir à quel point ils sont bien construits. Certains sont à base de trompe l’oeil, avec des couloirs qui semblent infinis, et qui se révèlent être une peinture lorsque vous en approchez ; d’autres vous feront changer d’étages quand vous marcherez sur une dalle piégée, alors que certains vous mettront face à de multiples embranchements à assimiler, ou des miroirs qui vous feront tourner en bourrique. Si on peut leur reprocher d’être un peu trop linéaire, leur conception fait qu’on ne s’ennuie pas pour autant.




Euhhh...Satan, va t’acheter une tronche


En ce qui concerne l’aspect technique, on peut dire qu’il est un peu à la traine face à un jeu comme Final Fantasy X sur le même support. Le cell shading est du plus bel effet, servant parfaitement l’univers sombre et torturé, mais on peut déplorer des décors relativement vides, de longues successions de couloirs qui n’en finissent plus, et l’animation de notre avatar qui est des plus rigides. Cela n’entâche en rien le plaisir de jouer ou l’intérêt du soft, mais nous n’aurions pas craché sur un peu plus de soin concernant ces points. Pour sa défense il faut savoir qu’il a atteint le sol français plus d’un an après sa sortie japonaise.Il faut quand même souligner le grand travail effectué sur l’architecture de certains donjons, qui bien que pourvue de textures souvent simples, sortent de l’imagination torturée des développeurs. La plupart s’inspirent du surréalisme, comme par exemple des pyramides inversées, et ces quelques photos en témoignent. Les effets durant les combats sont tout de même très réussis, certains sorts en mettent plein la vue. Rien à redire non plus sur les couleurs et sur l’esthétique générale qui collent parfaitement à l’univers. Par contre carton rouge pour la carte du monde, où le personnage est représenté par une sorte de pion en forme de flèche, à la manière d’un jeu de plateau type Monopoly. La caméra se place le plus souvent relativement bien, derrière notre personnage, mais on peut regretter de ne pas pouvoir la controler à l’aide du stick droit, nous obligeant à la replacer régulièrement à l’aide du bouton « rond », cela dit rien de vraiment gênant, ce n’est pas Kingdom Hearts. Les démons ne sont eux non plus pas lésés puisque le character design de Kanedo a subi un travail incroyable, nous faisant rencontrer des monstres que notre imagination n’aurait pu concevoir, même si ceux du début de l’aventure sont relativements simplistes. A noter qu’ils existent tous dans différentes mythologies asiatiques, et les plus férus d’entre vous pourront s’amuser à les reconnaître, tous ayant leur histoire propre. Quant aux menus ils sont exemplaires, clairs, concis, on s’y retrouve facilement, la navigation y est aisée et ne nous oblige pas sans cesse à y faire des aller retour.

Les musiques sont elles aussi très originales, bien loin du travail d’un Sakimoto, Sakuraba ou Uematsu qu’on a l’habitude d’entendre dans les RPG. Elles sont le plus souvent en retrait pour souligner l’ambiance apocalyptique. Rien à voir avec les musiques orchestrales, symphoniques et les mélodies enchanteresses et épiques des grands noms sus-cités. Il ne faut pas croire pour autant qu’elles sont mauvaises, bien au contraire, elles sont juste très différentes de ce à quoi l’on est habitué. Oscillant entre une électro très sombre et des renforts de guitares électriques, elles ponctuent et accompagnent parfaitement l’aventure.





Si l’enfer m’était compté...

J’en ferai mon paradis ! Lucifer’s Call est une excellente surprise qui déboule dans nos contrées, et vu le peu de grands rpg dont la PS2 peut se vanter c’est une excellente nouvelle. Il ne plaira certes pas à tout le monde, les amateurs d’univers classiques et héroic-fantasy ou ceux allergiques aux univers sombres et torturés passeront leur chemin sous peine d’une grande déconvenue (en y laissant quelques poignées de cheveux par la même occasion). Mais pour ceux en manque de rpgs originaux, au scénario sombre et riche, pour qui la psychologie des personnages est importante seront comblés. Outre une excellente durée de vie (comptez de 60h pour le finir en ligne droite, ou plus de 90h pour le finir à 100%), et une difficulté à ne pas mettre entre toutes les mains, il dispose d’un système de combat privilégiant la tactique et la stratégie, d’un character design magnifique sans commune mesure, de six fins différentes, d’une personnalisation des personnages remarquables. Sans oublier l’ingénieux système de recrutement des démons, une esthétique générale qui séduira les amateurs d’univers surréalistes et une galerie de personnages tous plus fous les uns que les autres, mais disposant de leurs propres motivations. Proposant des thèmes matures comme on a trop peu l’occasion d’en voir, il serait dommage de s’en priver. Lucifer’s Call s’impose comme un très grand jeu, à ne pas mettre entre toutes les mains, mais ceux qui y seront sensibles ne feront pas que l’aimer, ils l’adoreront, et ce pour très longtemps.

_Grahf


(Tuân : Remerciements spéciaux à Grahf aka la Touffe)

Publié dans NIAKERIES

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