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En ce moment : Instrumental Invasion avec Samourai Champloo, Kanye West, The Diplomats, The Alchemist & Get Large Recordz. Plus quelques morceaux genevois qui savent faire plaisir.

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HIP-HOP : Articles

Mardi 1 mai 2007
- Publié dans : HIP-HOP : Articles
À l'article de la mort


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Avant toute chose, sachez que j'assume mon statut de comique de fin de repas. Bon, je pète un peu un câble car il fait beau à en mourir dehors et je suis obligé de taper à l'ordi un putain d'exercice de méthode empirique en sciences sociales. Vous ne savez pas ce que c'est ? You don't wanna know, je vous assure. Sur ce, voici le classement de tous les articles et dossiers en matière de Hip-Hop ayant foulé le sol de Holla Back. Le tout est dans l'ordre alphabétique avec une mise en évidence afin que vous repériez les textes issus de la section Classic Shit. Bien à vous.


Down South (Crunk)
Dumb AZN : être niak et con
From Geneva To NYC
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Full One - Days Are Longerimg528/8966/aiglesp3bn2.jpg
J.A.X. - Courte Plainte (Commentaires)img528/8966/aiglesp3bn2.jpg
Pimp Me As You Love Me...
Queens(bridge) (Part I) : Intro
Queens(bridge) (Part II) : Les Artistes
Queens(bridge) (Part III) : Les Indispensables de QB
Le Rappeur du 92
Tupac Shakur : Ten Years From Now
Par Tuân - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Samedi 27 janvier 2007
- Publié dans : HIP-HOP : Articles
Après avoir passé en revue quelques-uns des artistes de ce quartier marquant, focalisons-nous cette fois-ci sur tout ce que bon fan de rap hardcore et grimey se doit d'avoir dans sa discothèque. Attention, cette fois-ci nous nous focalisons uniquement sur le cas QB.
_TN



Mobb Deep - The Infamous (lire la chronique)
The Infamous
Quand Prodigy et Havoc mettent les couverts pour une seconde fois, vous obtenez un classique du QB, et un classique tout court blindé de titres ayant marqué le milieu des années '90 et l'identité musicale de Queensbridge au fer rouge. The Infamous : le meilleur album de Mobb Deep et le meilleur album de la 41st Side également. Ne vous en déplaise.


Capone-N-Noreaga - The War Report
The War Report
Avant que Nore prenne du poids, fasse du Reggaeton et commence à rapper comme un canard, il y avait The War Report avec Capone. Considéré à juste titre comme un classique, The War Report fait également parti de ces albums qui ont marqué une époque. À écouter sans modération.


Tragedy Khadafi - Still Reportin...
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Trag a toujour été habité par un univers étrange mêlant mysticisme, hood mentality et réflexion. Still Reportin... reste à ce jour son meilleur effort en la matière et remet au goût du jour une tendance musicale typique de QB.


Infamous Mobb - Special Edition
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Même s'ils ne sont pas de grands rappeurs, Ty Nitty, Twin Gambino et G.O.D. Pt.III possèdent assez d'identité et de crédibilité pour nous embarquer derechef dans leur quotidien narré à coup de reality rap sordide et de coups de feu. Special Edition est avant tout une question d'atmosphère.


Infamous Mobb - Blood Thicker Than Water Vol.1
Blood Thicker Than Water, Vol. 1
Impossible de parler uniquement de Special Edition alors que Blood Thicker Than Water Vol.1 prouve que les IM3 sont parvenus à maintenir le niveau avec ce second album. Avec des titres de bouchers d'ores et déjà classiques, BTTWV1 se révèle également indispensable.


Cormega - The True Meaning
True Meaning
J'avoue être un très grand fan de Cormega depuis un sacré bout de temps, il fallait donc que son The True Meaning figure parmi les morceaux choisis du Bridge. Virevoltant entre un rap imagé aux propos violents, Mega prouve le long de cet album qu'il est un poète urbain dont la plume flirte de près, et avec talent,  avec les mots et la mort. Grandiose.


The Alchemist - 1st Infantry
(lire la chronique)
1st Infantry
Quand un jeune beatmaker talentueux joint ses forces à celles de DJ Muggs, la connexion avec le Mobb devait se faire. Chose d'autant plus compréhensible quand on entend ce que ALC est capable de sortir. 1st Infantry est donc un excellent étalage des talents du sieur, please believe it. Pas originaire de QB, mais architecte sonore attitré de Mobb Deep et plein d'autres.


Cormega - The Testament
The Testament
Devant paraître via Def Jam puis oublié depuis plus de neuf années, The Testament voit enfin le jour officiellement. Et quand Cormega disait à l'époque que cet album méritait au moins 5 mics dans The Source, il n'était pas vraiment loin de la vérité. Vérifiez par vous-mêmes.


Capone-N-Noreaga - The Reunion
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Moins incisif que le premier album qu'était The War Report, The Reunion fête le retour du duo du Queens avec beaucoup de bruit. On attend toujours une suite concrète à cette très bonnes galette. Souvent considéré à tort comme le meilleure effort de Capone-N-Noreaga.


Prodigy - H-N-I-C
H.N.I.C.
Head Nigga In Charge, unique solo de Prodigy de Mobb Deep à ce jour, regorge de perles sonores à l'image de Diamond avec Bars & Hooks. Toujours autant à cheval sur sa (supposée) thug mentality, P propose également sur H-N-I-C des titres plus personnels, notamment concernant sa maladie. À noter que c'est sur cet album que le flow de Prodigy va changer.


Big Noyd - On The Grind
(lire la chronique)
On the Grind
D'accord, Noyd n'est pas un type très fut' fut', mais il faut reconnaître qu'il a du flow et qu'il se pose plutôt bien sur les intrus. On The Grind n'est certainement pas un album très intelligent, mais ceux qui oseront franchir le pas comprendront rapidement qu'ils n'ont pas eu tort.


Lake Entertainment - The 41st Side
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Ca me fait rigoler quand certaines personnes pensent que QB Finest est l'album le plus représentatif de la scène musicale du Queensbridge, surtout après écoute de The 41st Side mis en chantier par Lake en ce début de millénaire. Que les béotiens osent enfin prêter une oreille au vrai son du Bridge.


Big Noyd - Armed And Dangerous - The Best Of Big Noyd (Hosted By J-Love)
Armed and Dangerous: Best of Big Noyd
Comme dit plus haut, les rimes ghettoïdes au possible de Noyd ne l'empêchent en tout cas pas d'être efficace avec un micro. Ce petit best of sous forme de mixtape devrait satisfaire les plus exigeants d'entre vous.


Prodigy - H-N-I-C PT.1 (Hosted By DJ Whoo Kid)
 
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Sortie peu avant l'album éponyme, H-N-I-C PT.1 fait office de tape promotionnelle avec DJ Whoo Kid aux platines. Avec les participations de qualité de Bars & Hooks (alors tout beaux et tout frais) ou encore de Bounty Killah, Prodigy s'entoure avec justese et lance le buzz de manière remarquable.


Q-Butta & Ric Rude -
Welcome To... 6 Blocks 96 Buildings - The QB Mixtape (lire la chronique)
Welcome to 6 Blocks 96 Buildings
Quand on nous sert un sampler avec autant de titres de qualité, on ne peut que saluer l'initiative de Q-Butta et Ric Rude. Malgré le peu d'inédits (du moins pour les fans de QB), Welcome To... 6 Blocks 96 Buildings reste un tour d'horizon de choix et surtout la compilation reflétant le mieux les dernières tendances du Bridge.


Bien évidemment, ce panorama reste un exemple minime de ce que la scène de Queensbridge a à nous proposer depuis plus d'une décennie. Le choix de ces albums considérés comme indispensables n'engage que moi. Nous allons maintenant, et enfin, nous pencher sur le cas de Nas.


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Par Tuân - Voir les 27 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Vendredi 12 janvier 2007
- Publié dans : HIP-HOP : Articles

Straight outta Queens(bridge)

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Comme dit dans le texte précédent et avant de nous lancer dans la discographie de Nasir Jones, il serait nécessaire de faire connaissance avec les figures de proue actuelles de ce quartier légendaire. Nous reviendrons sans aucun doute plus en détail sur certains d’entre eux dans un avenir proche. Et encore navré d'essentiellement se concentrer sur les natifs de QB...

_TN


Ali Vegas

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Jeune premier de Jamaica Queens coaché par Bang ‘Em Smurf de Silverback Guerillaz (du moins durant une époque), la plume et le flow incisif d’Ali Vegas ont déjà fait des carnages sur diverses mixtapes dont les street albums du Get Large crew. Faisant parti des grandes sensations du moment avec Grahf et Corey Gunz, sa mixtape The Birth Of A Prince accompagnée d’un DVD a lancé le buzz de façon remarquable. À surveiller d’extrêmement près.

 

Bars & Hooks

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Dealers de crack tentant tant bien que mal de se faire une place dans l’industrie musicale, Bars & Hooks sont également passés par la case de la désillusion avec une signature (foireuse) sur Infamous Records, label lancé par Prodigy de Mobb Deep. On ne les retrouvera officiellement que sur Diamond et l’intro de l’album Head Nigga In Charge de P. Suite à des problèmes financiers (Mobb Deep tentant alors avec grande peine de quitter le label Loud coulant), Prodigy se verra dans l’obligation de lourder ses deux cocos. En attente d’un deal sérieux, Bars & Hooks écument toujours les bas-fonds de Queensbridge avec des sorties underground comme l'album The Most Infamous et les solos en cours de Mr. Bars et Mike Delorean.

 

Big Noyd

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Troisième membre officieux du M-O double B, Noyd (aka Big Noyd aka Rapper Noyd, peu importe) apparaît aux côtés de ses deux frères de rimes en 1995 sur le titre Give Up The Goods (Just Step). Cette incursion lui donnera l’occasion d’enregistrer plusieurs albums, mais aucun d’entre eux ne lui apportera le succès escompté. Ses efforts restent cependant d’excellents crus. On peut également retrouver Noyd dans le film Murda Muzik de Prodigy de Mobb Deep.

Lire la chronique de On The Grind

 

Blitz

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Un des meilleurs amis de Nas depuis leurs tendres années d’école, Blitz passera sept années de sa vie en prison (de 1994 à 2001). Affaibli et vieilli à sa sortie, c’est grâce à l’aide d’un Nas aguerri par Stillmatic et son beef contre Jay-Z que Blitz se remettra au micro en sa compagnie sur Every Ghettos. Avec un street CD comportant des prods de The Alchemist, Havoc et Just Blaze, Blitz est une petite sensation dans QB.

 

The Bravehearts

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Formation ayant évolue sous la houlette du père Nasty Nas, Wiz, Jungle (petit frère grande gueule de Nas) et Horse (maintenant disparu suite à la naissance de son enfant) représentent le 40th Side de QB depuis déjà un certain temps. Après une apparition remarquée via la BO de Belly avec le titre (pourri) I Wanna Live, ce ne sera que sur QB Finest que la petite équipe explosera au grand jour avec l’affreux single Oochie Wally. Depuis la sortie en 2004 de leur album Bravehearted, c’est le silence total pour nos jeunes amis qui se plaisaient à dire des tonnes de… euh… conneries…

 

Capone-N-Noreaga

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Capone vient de QB mais Nore vient d’un autre coin du Queens : Lefrak. Auteurs d’un album classique qu'est The War Report et découverts par le père Trag, CNN n’a jamais réellement connu un succès commercial malgré le temps, sauf Nore en solo avec quelques disques d’or. Si ce dernier a déjà un certain nombre d’albums à son actif, le seul et unique de Capone (Pain Time & Glory) est seulement paru en 2005. Concernant leur prochain opus en tant que CNN, toujours rien à l’horizon malgré des annonces datant de fin 2003 par Def Jam qui semble bloquer le deal depuis la signature de Noreaga chez Roc-A-Fella. Après le single Yes Sir censé annoncer le retour des deux thugs, nous n’avons plus que des nouvelles de Nore avec son Reggaeton chez Roc-La-Familia.

 

Chinky

Chanteuse affiliée à l'Infamous Clique pour qui elle pousse la chansonnette bien souvent. On notera des petites vocalises timides aux côtés de Method man sur la chanson Tease, extraite de Tical 0 : The Prequel.


Crhyme Fam

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Qu'il est difficile de trouver quoique ce soit concernant ce groupe regroupant les rappeurs Kashdro, K-Dot et Lord Black. Surtout connus pour leur participation au QB Finest de Nas, les Chryme Fam écument éternellement les profondeurs de QB sur divers projets comme le U & Me des producteurs français Get Large. On notera également l'existence de leur album The EP XL que je rêve de me procurer...


Cormega

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Chouchou de Nas durant les douces années ’90 (le classique One Love lui est dédié), Cormega finira par couper le cordon ombilical suite à l’entourloupe de Nas sur le projet The Firm ; Mega étant en prison, Nas se verra obligé de le remplacer par un Nature tout content. Depuis, la guerre est déclarée entre ces deux anciens amis et les joutes verbales se sont enchaînées durant de longs moment (Destroy & Rebuild et Fuck Nas sont assez explicites à ce sujet…). Après un deal foireux chez Def Jam en ’96 qui tuera l’album The Testament qui ne sortira que plus de neuf années plus tard, Cormega choisit la voie de l’indépendance avec sa structure Legal Hustle. Auteur des deux excellents The Realness et The True Meaning qui se sont vendus à plus de 200'000 exemplaires (chose énorme pour un indépendant), Mega compte bien continuer de cette façon. C'est tout ce qu'on souhaite également.

 

50 Cent & G-Unit

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Tout le monde connaît cet énergumène tout droit échappé de Southside Jamaica Queens. Victime d’une attaque par balles impressionnantes (quoique ce n’était que du petit calibre selon Bang ‘Em), Fat Fifty alors encore gros prend sur lui-même et sortira une flopée de mixtapes classiques en compagnie de Tony Yayo et du jeune Lloyd Banks. Après un deal avec Shady / Aftermath, labels de Eminem et Dre, 50 larguera un Get Rich Or Die Tryin’ monstrueux boosté par un In Da Club irrésistible. Suivent alors les sorties solos du G-Unit ainsi que la venue de Young Buck, ex UTP originaire de Nashville. The Massacre, dernier album en date du sieur marque une fois de plus le retour en force du gros baraqué.

Lire la chronique de The Massacre
Lire la chronique de Rotten Apple

 

Grafh

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Membre de l’assoce Black Hand et poulain du OG Chazz, Grafh a pas mal hésité entre le rap et ses études universitaires (et oui) pour finalement se rapprocher de DJ KaySlay qui lui sert une place de choix sur ses diverses mixtapes. À l’aune de devenir la nouvelle sensation underground, Grafh s’était surtout concentré à l’époque sur le ghostwriting pour de très gros noms du rap mainstream. Host du second street album des Get Large et redoutable battle MC, Grafh a toutes les cartes en main afin de faire exploser le rap game ricain avec son flow élastique et ses phases à contretemps. Pour l’instant, le titre de Internet Mixtape Rookie Of The Year lui sied à ravir, mais on espère qu’il passera rapidement à la vitesse supérieure avec l’aide de Black Hand.

 

Infamous Mobb aka IM3 (Ty Nitty, G.O.D. Part III, Twin Gambino)

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Proches de DJ Muggs de Cypress Hill et de The Alchemist, ces trois anciens dealers de crack sont surtout les petits protégés de Mobb Deep. Depuis leur apparition discographique sur Thug Muzik de l’album Murda Muzik de Mobb Deep, les IM3 ne s’arrêteront pas et alimenteront continuellement leur buzz avec diverses mixtapes et deux excellents albums sortis en indépendant : Special Edition (contenant les grimey IM3 et Killa Queens) et Blood Thicker Than Water (avec le classique Empty Out (Reload)). Collaborant avec des producteurs encore peu connus des masses (Get Large, Grim Team, Masberg…), le trois rappeurs peaufinent actuellement leurs opus solos respectifs avec Havoc de Mobb Deep, The Alchemist et DJ Muggs. Des valeurs d’ores et déjà sûres.

Lire la chronique de God's Advocate

 

Ja Rule & Murder Inc.

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Originaire de Hollis Queens, le pop thug connaîtra ses premières expériences rappologiques avec Ca$h Murda Click, son groupe d’époque. Alors qu’il n’avait pas encore la voix grave et était signé chez TVT Records, Ja (pour Jeffrey Atkins) s’alliera à Irv Gotti, un pouilleux alors talentueux beatmaker et futur CEO de Murder Inc. (devenu The Inc). Avec 300$ en poche, Ja tourne sa première vidéo dans la cuisine de son appartement avec… Hype Williams derrière la caméra ! Au sommet des charts pop à une époque, sa carrière est pour ainsi dire terminée depuis que 50 Cent lui a foutu quelques raclées microphoniques avec le reste du Shady Boot Camp... Le pauvre. Un retour est toutefois prévu vu que le père Gotti vient de régler ses problèmes avec la loi.

Lire la chronique de R.U.L.E.

 

Juice Crew

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Contrairement à ce que le légendaire MC Shan disait dans les années 1980 dans son classique The Bridge produit par Marley Marl, le Hip-Hop n’est pas né dans le Queens mais bel et bien dans le Bronx grâce aux efforts combinés de Kool Herc et de la Zulu Nation. C’est suite à ce titre de MC Shan que le clash entre le Bronx et le Queens va débuter, devenant ainsi l’un des beefs les plus historiques du rap : Boogie Down Productions (KRS-One et Scott Larock) représentent le Bronx et larguent le diss track The Bridge Is Over contre le Juice Crew de Marley Marl et Mr. Magic (Poet, Roxanne Shante, Tragedy, MC Shan, Masta Ace, DJ Polo, Kool G Rap, Big Daddy Kane et Biz Markie), la majorité étant originaire du Queens. Collectif légendaire, les béotiens feraient bien de se procurer les quelques sorties classiques via le label Cold Chillin’ de Marley Marl dont l’émission radio tourne toujours sur les ondes new yorkaises aux dernières nouvelles. Les rumeurs disent qu'un nouveau Juice Crew serait en cours de formation...

 

Killa Sha & Killa Kids

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Formation reconnue sur le Hill de QB, Killa Sha fut DJ un temps pour devenir par la suite un rappeur de qualité au sein du groupe Killa Kids, désormais splitté. Traînant continuellement dans les pattes de Marley Marl, on attend toujours une grosse sortie nationale de son cru. En attendant, ses diverses collabos et ses street albums nous permettent de patienter tranquillement.

 

Kool G Rap & DJ Polo

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Parler de légende pour ces deux artistes serait un euphémisme. Tous deux originaires du Queens et affiliés au Juice Crew d’alors, Kool G Rap signe son premier succès avec Polo via leur single Road To The Riches. MC hardcore respecté par les heads de NYC, Kool G Rap ne connaîtra qu’un succès d’estime auprès des masses, et ce malgré un début de carrière pourtant bien entamé avec la présence de Nas en 1995 sur le titre Fast Life.

 

Lakey The Kid

Ancien meilleur ami de Nas (les deux sont fâchés actuellement) et grand habitué de la prison, Lake est une raclure de première, un gangster de la 41st Side dont la réputation n’est pas à mettre en doute. Coaché un temps par Nasir Jones et rappant avec lui sur Revolutionary Warfare, extrait de l’album God’s Son, Lake se permet aussi de laisser une chance à la 41st Side de briller via sa compilation The 41st Side. Il revient en ce moment avec un album enregistré en compagnie de Cormega, un de ses meilleurs amis et accessoirement également en froid avec Nas depuis un moment. Également en plein deal avec Death Row East...

 

Littles

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Garde du corps de Mobb Deep, manager, ex co-CEO de Infamous Records, chauffeur, femme de ménage (your name here), Littles parvient aussi à rapper de temps à autre durant son temps libre. Malheureusement constamment dans l’ombre de ses deux vieux potes de la 41st Side, Littles a fini par péter une durite, au point de renier toute affiliation avec Havoc et Prodigy. Aucune sortie officielle n’est prévue pour lui en ce moment, mais vous pouvez toutefois vous intéresser à ses mixtapes telles que Fuck Prodigy et The American Dream (avec un DVD cadeau s’il vous plaît).

 

Illa Ghee

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Également proche de Mobb Deep et de The Alchemist, on le connaît surtout pour sa participation sur le titre Hold You Down de l’album 1st Infantry. Sinon, mis à part ses diverses contributions dans le domaine de la mixtape, il n’y a vraiment rien de spécial à signaler.

 

Mobb Deep

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H & P, signés sur le label Loud depuis leur adolescence avec l’album Juvenile Hell, puis chez Jive pour l’excellent Amerika’s Nightmare, nos deux soldats de la rue ont finalement atterri chez G-Unit Records de 50 Cent. Auteurs de classiques tels que Shook Ones Pt.II, Survival Of The Fittest, Give Up The Goods (Just Step) extraits du terrifiant The Infamous, Havoc et Prodigiy ont définitivement donné les lettres de noblesse de Queensbridge dès le milieu des années ’90. Alchimie parfaite entre Havoc, architecte sonore et rappeur, et Prodigy, rappeur parfois producteur, leur aura dépasse le simple champ du rap pour aller flirter avec le cinéma comme sur le projet Murda Muzik ou encore avec Infamous Records pour le biz musical en indépendant. Une rumeur prétendait que les deux vétérans s’étaient séparés mais il n’en est rien. Les deux raclures de QB sont toujours de service, mais à la botte de Fiddy cette fois.

Lire la chronique de The Infamous
Lire la chronique de Blood Money

 

Nature

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Rappeur ayant évolué dans le sillon de Nas durant des années, Nature finira par se retourner contre son maître en le clashant avec allégresse suite à une sombre histoire de signature chez Columbia Records (Nas y étant resté depuis plus de dix années). Après le magnifique Nature’s Shine avec Nas provenant de l’album For All Seasons sorti chez Columbia, Nature choisira l’indé tout comme Mega avec son label Wild Gremlinz. Rappeur apprécié, Nature reste une figure de proue du QB bien qu'il n'habite plus là-bas.

 

Nashawn

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Également connu sous le nom de Millenium Thug il fut un temps (durant la mauvaise ère QB Finest et Nastradamus), Nashawn est un rappeur correct traînant surtout ça et là avec Jungle et Wiz des Bravehearts dont il est un membre officieux au même titre que Nas. Surtout reconnu pour son apparition sur le morceau My Country extrait du Stillmatic de Nas, ce n’était pas sans espoir que l’on attendait quelque chose de solide du jeune homme. Malheureusement, des beefs l’opposant aux Diplomats vont rapidement avoir raison de sa motivation et de sa fierté (en gros, il s’est fait bouffer) et Nashawn ne donne guère signe de vie, si ce n’est via le plutôt mauvais Napalm sorti il y a quelques mois.

Lire la chronique de Napalm


 

Ron Artest

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QB ne comprend pas que des artistes en son sein, mais également des sportifs... qui rappent. Comme Ron Artest. Joueur en NBA, c'est avec beaucoup de plaisir qu'il se repointe à QB pour donner quelques stages de basket aux jeunes du quartier. Leader du collectif musical TruWarrier, Ron s'avère être un rappeur médiocre comme son album My World a pu le prouver.


Saigon

Sai-Diggity, ou le rappeur le plus décrié de l'underground ricain depuis un bon bout de temps, est une plume, un flow, mais surtout un état d'esprit (son pseudo est un hommage aux soldats Noirs américains envoyés à la guerre du Viêtnam). Pérpétuellement mêlé à des sales histoires criminelles, Sai passera plusieurs années de sa vie à Riker's Island afin d'apprendre à retirer ses doigts d'une gâchette. À la place de ça, il y intégrera le très fermé collectif Black Hand (comprenant également Grahf) qui se présente comme une sorte de franchise pour tous les prisonniers Noirs. C'est à ce moment que le rap prendra une importance fondamentale à ses yeux. Tout d'abord signé sur le label Allido de Mark Ronson (qui a signé le rappeur Rhymefest), c'est finalement sur le Fort Knox de Just Blaze que Saigon terminera son parcours de l'inofficiel. On attend avec une extrême impatience son The Greatest Story Ever Told qui s'annonce comme un classique du rap actuel.


 

Screwball (Blaq Poet, KL, Kyron, Hostyle)

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Sensation hardcore appelée à devenir un véritable phénomène urbain, Screwball (le nom est un hommage à un ami assassiné) ne connaîtra que des déboires avec leur label Tommy Boy (qui les aura bien enculés) et des embrouilles entre membres. Après leur classique Y2K paru chez Tommy Boy toujours, Hostyle profitera d'un léger buzz suite au single H.O.S.T.Y.L.E. pour tenter une aventure solo, et ce sans demander l'avis de ses partenaires. Résultat : baisse du budget de leur prochain album commun, ce malin de Hostyle ayant travaillé avec des producteurs non affiliés à leur label. Finalement séparé, chaque membre du groupe vaque à ses occupations : Poet, MC d'exception ayant défié KRS-One durant le beef Bronx / Queens, a signé sur Year Round de DJ Premier, Kyron s'est évaporé, KL tient son shop Townz Soundz, et Hostyle s'est pris une balle dans l'oeil (mais est toujours en vie). L'avenir semble plus prometteur pour Poet que pour les autres.

Lire la chronique de Rewind<<Deja Screw


 

Silverback Guerillaz (Bang 'Em Smurf & Domination)

http://us.st11.yimg.com/us.st.yimg.com/I/2for10_1816_20162493

Anciens homies de 50 Cent que ce dernier aurait abandonné et trahi après que la thune lui est montée à la tête, Damo et Bang 'Em sont de purs haters remettant constamment en cause la crédibilité de 50 Cent et du G-Unit.  Éternels énervés (et méchants avec ça), les Silverback Guerillaz se sont amusés à balancer des chaises en plastique et des bouteilles remplies de pisse à la face de 50 Cent lors du Summer Jam Festival 2004 (on reste tout de même admiratif devant l'interception nickel de chaise de 50). Fondateur du label Gangsta Flip Records (encore un hommage à un collègue parti trop tôt), Bang 'Em purge actuellement une peine de prison de trois ans et des poussières pour avoir mitraillé une maison... En attendant, l'album God Giveth, God Taketh Away (où le terrible Stamina avec Royce Da 5'9'' est aux abonnés absents...) nous permet de patienter la sortie de zonzon de Bang 'Em. Ca va chier au Jamaica Queens. Selon 50, Bang 'Em se ferait enculer en prison à longueur de temps par des gros latinos. J'adore ces ragots...



Tragedy Khadafi

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Anciennement le plus jeune membre du Juice Crew et petit protégé de Marley Marl, Trag est désormais seul et gère son biz avec 25 To Life. L'Intelligent Hoodlum, comme il se définit lui-même, est à l'origine de bon nombre de classiques straight outta QB comme l'indispensable Still Reportin... Après quelques albums sortis à la va-vite (les Thug Matrix et le Bloody Ballads), on se demande à quand une nouvelle sortie officielle. Ce n'est pas le Kingz Of Queens fait avec Get Large, Blaq Poet et IM3 qui nous fera beaucoup patienter...



Wardogs

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Plus dealers de crack que rappeurs à proprement parler, les trois membres de Wardogs ont reçu la bénédiction de Blaq Poet qui semble avoir de grands projets pour eux. Faisant constamment le guet à l'entrée de QB, J-Roc, l'un des rappeurs du groupe, purge actuellement une peine de prison pour une histoire de crack.



BONUS : Roi Heenok

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Bah oui, quand même... Bien que cet être étrange ait déménagé du côté de Montréal (et plus précisément de la Rive Sud), il reste (soi-disant) une ancienne sensation du Queens. Ce qui reste à vérifier. Mais ce qu'on ne pourra pas lui enlever sont des collaborations avec DJ Whoo Kid, Bam Gotti et Imam Thug, et un parlé on ne peut plus savoureux. Ne vous en faites pas, un dossier Roi Heenok est d'ores et déjà en cours...

Lire l'interview de Roi Heenok (par Romain Cazal)
Lire la chronique de Cocaïno Rap Musique : le CD mixé Styles Libres Exclusifs Volume 1



--> Retour à l'Intro (I)
--> Les indispensables de QB (III)

Par Tuân - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 22 novembre 2006
- Publié dans : HIP-HOP : Articles

QUEENS FINEST : NAS

Soumis à l’intarissable polémique propre au rap game et à l’entertainment américains, Nasir jones aka Nas aura mis le temps et l’effort afin que le respect qui lui avait été octroyé à la sortie de son premier album Illmatic refasse surface. Mise en abîme 100% Queens en attendant Hip Hop Is Dead, prochain album de Nas prévu pour décembre avec Premo à la prod.

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Queensbridge, ou plus précisément le Queens, l’un des cinq boroughs de New York en comptant Manhattan, Brooklyn, le Bronx et Staten Island. Quartier réputé pour son taux de criminalité hors norme (le plus élevé de NYC en ce moment), il est également un lieu légendaire en matière de Hip-Hop, et plus particulièrement en matière de beef : les moins de vingt ans ne connaissent certainement pas l’embrouille musicale qui éclata entre le Boogie Down Productions du Bronx (alors KRS-One et Scott La Rock) contre le Juice Crew de MC Shan et Marley Marl de Queensbridge. Run DMC, A Tribe Called Quest, Russell Simmons, LL Cool J… toutes ces légendes étaient des résidents de ce quartier middle-low class avant de rapper, de créer des labels ou des marques d’habits et d’amasser des millions de dollars. Si aujourd’hui le Queens semble avoir perdu de sa superbe passée, il reste encore un quartier particulièrement prolifique à en juger les activités musicales de la 40th Side et de la 41th Side de QB (Lakey The Kid, Bars & Hooks, Tragedy Khadafi…), du Hollis Queens (Ja Rule, Ca$h Murda Click…), et du Southside Jamaica Queens (50 Cent, Silverback Guerillaz…). Lyrics aiguisés bourrés de métaphores meurtrières et de références à la culture de rue, beats lugubres et morbides tout droits issus des caniveaux de la Grosse Pomme, le QB d’aujourd’hui en particulier dispose d’une signature musicale reconnaissable entre cent. Le Queens, malgré sa réputation d’être un des meilleurs quartiers (si ce n’est le) en matière de rap new yorkais ou en matière de rap tout court, n’est pas synonyme de réussite : il est bon de souligner le fait que peu d’artistes du coin sont parvenus à percer nationalement mis à part les anciens cités au début de ce paragraphe, ainsi que Ja Rule, Capone-N-Noreaga, 50 Cent et Mobb Deep. Bien que ce dossier traitera du quartier du Queens dans ses grandes lignes, nous nous focaliserons en particulier sur Queensbridge, hood d’origine de Nas.


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MC Shan, alors protégé de Marley Marl

 

Éternellement perturbé par des règlements de compte de toute sorte entre blocks, le Queens peine à trouver une stabilité musicale, faute d’unité ; la concurrence concernant le deal de crack entre quartiers se retrouve transposée dans la musique, comme en témoigne le beef entre le Murder Inc de Ja Rule et 50 Cent et Silverback Guerillaz qui n’est autre que le reflet des tensions déjà existantes entre le Hollis Queens et Southside Jamaica Queens. De ce point de vue, la réalité propre à ces quartiers défavorisés et les propos tenus par leurs rappeurs ont une équivalence plus qu’étroite ; c’est cela même l’essence du reality rap.


 

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A Tribe Called Quest, l'un des plus grands groupes de tous les temps

Cependant, entre les dealers de crack et les hustlers du Queens, un jeune MC de la 40th Side du nom de Nasir Jones va faire irruption en 1991 en participant à des battles organisées dans le cadre de block parties. Il se fera alors remarquer par le producteur et rappeur Large Professor du groupe Main Source qui invitera le jeune prodige à poser sur le titre légendaire Live At The BBQ, extrait de l’album Breaking Atoms. Nas n’a même pas 18 ans qu’il est d’ores et déjà comparé au légendaire Rakim, alors Roi incontesté de New York. Finalement, ce sera suite à sa rencontre avec MC Serch du groupe 3rd Bass que Nas décrochera un contrat avec Columbia, filiale musicale de Sony. Des collaborations légendaires avec les meilleurs producteurs de l’époque (Premo), des sessions d’enregistrement entre les murs du D&D Studio, et le plus grand buzz de l’histoire du rap vont donner naissance au classique Illmatic qui sortira en avril 1994, véritable consécration de Nas l’élevant au rang de meilleur rappeur de tous les temps. Mais  penchons-nous avant toute chose sur les figures marquantes du Queens, et plus particulièrement de QB.


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Nous l'avons déjà dit, mais nous nous intéresserons plus
aux artistes originaires de Queensbridge Projects


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Lundi 25 septembre 2006
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Lick my moustache...

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Souvent critiqué en raison de son image décadente et remplie de pétasses et de violence (ou l'inverse, comme vous voudrez), le Hip-Hop médiatisé actuel souffre d'un regain de tension causé par l'abrutissement collectif d'une génération aveuglée par l'éclat de ses chaînes en platine et de ses 22's. Here we come hoe.


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"I buy lango ma, I don't need a nickel, naw
Oh you tickled ma? 'cause your nipples huh
Commin' through your shirt, nearly ripped your bra"
_Cam'Ron - Hey Lady

Bien loin des clichés propres aux clips d'un Lil Jon ou d'un 50 Cent (pour ne citer qu'eux), il est intéressant d'oser l'hypothèse selon laquelle l'univers du rap est totalement asexué. Alors que tout semble prouver le contraire à travers des symboles et des codes propres au machisme, on peut oser suivre cette idée en ayant (bien évidemment) la présence d'esprit d'en énoncer les raisons principales. Le rap est un univers asexué dans le sens où tous les codes relatifs aux sexes féminins et masculins s'estompent de par une représentation abusive et disparaissent totalement, occultant ainsi ce que le rappeur lambda tente de montrer en premier lieu à la face du monde grâce à la force de l'image : sa crédibilité, ou plutôt sa virilité. L'image actuelle du pimp, c'est-à-dire celle du mac dans les clips de rap, est plus porteuse de frustration sexuelle que de domination vis-à-vis d'un groupe de jeunes filles de peu de vertu. Et vu que nous sommes dans un clip, où la rêverie et la figuration tiennent une place prépondérante, le pimp apparaît tel un idole, un icône à la fois savoureux et irrésistible. Bien loin de son image d'enfoiré de première, les téléspectateurs (gent féminine incluse) ne peuvent s'en passer. De là, on se demande si le pimp au sens du rap est réellement une entité malsaine et dégradante ou simplement un divertissement aux relents sexuels suggérés ; le comble pour un style de musique se voulant explicite.


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Lock you down baby, you know what you owe me
Mack like Goldie, it's the same story
Let you hold something, you spending it right
Know where you gon' be by the end of the night
_Nas f/ Ginuwine - You Owe Me


Ce qui devrait être une preuve flagrante de discrimination sexuelle s'efface, le paraître se confondant avec allégresse dans l'être, s'y glisse, et s'y insinue définitivement pour laisser place à un territoire vierge sur lequel le rap peinera à faire ses marques et faire valoir ses véritables attributs. Ces dites marques peuvent être une Escalade, des grillz ou encore un lâché de salopes, mais elles sont surtout utilisées en dehors de tout contexte crédible et sont bien évidemment irréalisables. Vous aurez compris que le jeu de l'être et du paraître s'amuse, ou plutôt se moque, et que trop prendre au sérieux ses élans d'irresponsabilités humaines est plus une preuve de bêtise provenant du spectateur que de l'acteur en lui-même, et ce malgré le fait que le rap prend désormais une route contraire à sa logique première : la contestation qui finit par devenir (ironiquement) une contestation de soi-même.

Cependant, ce genre de réflexion n'est pas uniquement applicable au rap mais également à n'importe quel domaine ; certains cultivent le rêve par l'illusion, et d'autres cultivent le rêve par le rêve. Et ça, c'est la fin de toute notion rattachée au réel.

De là, à penser que le rap n'aura été qu'un beau rêve d'un ton vindicatif est un peu fort.

_TN


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Dur de discuter en regardant droit dans les yeux des fois...
Par Tuân - Voir les 15 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Dimanche 6 août 2006
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Beautiful stranger... Arrête !

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S'il y a bien une légende urbaine faisant du bruit dans la sphère Hip-Hop en ce moment, oubliez les réglements de compte et autres meurtres et penchez-vous plutôt sur le Rappeur du 92. Mais qui est ce type me demanderez-vous ? À vrai dire, personne ne le sait réellement. Du jour au lendemain, une vidéo exhibant un minot se lançant dans un freestyle moisi a envahi la toile et a donné naissance à une bonne centaine de parodies et de moqueries allant à son encontre. À tort ou à raison ?


Les rumeurs parlent du fait que cette improvisation rappologique fut établie dans le cadre d'une battle... sur MSN ! Et oui, la technologie allant, les moyens de communication permettent aujourd'hui de s'épargner bien des choses. Comme la chance de pouvoir faire une battle sur webcam (bah y a déjà le virtual sex, donc pourquoi pas...). Notre cher Rappeur du 92 était donc en plein clash avec son adversaire qui a eu la joyeuse initiative de conserver la vidéo de son interlocuteur et la publier à droite à gauche. Ce qui au départ était certainement parti pour rester un délire entre collègues a fini par prendre des proportions hallucinantes. Résultat ? En l'espace de quelques heures, le Rappeur du 92 est devenu une célébrité du Net à part entière, pour le meilleur et pour le pire.

Pour le pire surtout, car on pourrait bien parler ici de cadeau empoisonné dans la mesure où le talent du sieur n'est pas reconnu à sa juste valeur. Dieu sait combien de parodies, de réponses, de métrages tournent autour de ce pauvre ado qui doit bien avoir du mal à sortir de chez lui en ce moment. Dôté d'une gestuelle gracile et souple, d'un sens inné du rythme et de la mesure, de lyrics aussi éclairées que celles de Common Sense, d'un charisme à toute épreuve et d'un faciès simiesque, le Rappeur du 92 n'a pas eu besoin de passer par grand chose afin de devenir une légende du rap game. Certains ont choisi le deal de crack avant de se lancer dans la zique, d'autres ont préféré une autre forme de bêtise.

Et on adore. Bis.

_TN


La vidéo, les lyrics, t'as vu ?
Notre héros du jour possède une plume certaine et une manière de scander des plus élégante. Malheureusement, les conditions d'enregistrement (à son insu) semblent avoir été horriblement mauvaises. Dans un souci d'équité et de bon sens, j'ai jugé nécessaire de vous refourguer la vidéo ainsi que les lyrics. Écoutez, et appréciez.

(Les fautes d'orthographes ne sont pas notre oeuvre...)


Le Rappeur du 92 : Arrête !

Bilal, Spark, mes des Skar, t'inquietes 92 F,A,R, y'a rien à faire!
Wesh regardes ta tete et ta touffe de mouton
Généralement tout l'monde dit qu't'as une tête de con
Attends tu fais l'mec, retournes au l'93
Qu'ils t'mettent la ZEERRRMIII
Meme ton père se surnommant Kader,
Il se soule tous les soirs
et ensuite il te course dans les couloirs
Attends!!!
Ouais on devrait te Hagar,
Pour qu'tu fermes un peu ta grosse gueule,
T'as niqué Beblah et tu t'crois chaud?
Mais, dis toi, dans ta tete, que nous
C'est pas la meme chose, alors :

Arrete, Arreteeee, Arreteeeeeeeuuhhh quoi

Putain, tu t'es serré une ptite gogo danseuse,
Et ca scroit chaud,
Hein, tu tcrois chaud ?
Si elle aurai vu ta ptite bite elle s'rait partie
Hein, bon, ta bite, deja, elle est toute ptite
Elle a des rides, attends
Meme celle de mon ptit frere est plus grosse et plus grande
Et sans rides, donc tu vois,
Arretes, tu vas t'...t'afficher
Alors, arretes, arretes, arretes
Whoooohhh

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Dimanche 30 juillet 2006
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Petit aperçu concernant le secret le moins bien gardé du bayou et son chef de file...

Bien loin des ambiances jiggy et autres crottes musicales du genre, j'appelle à la barre le Crunk, ou un son propre à la scène sudistes des Etats-Unis. Basses lourdes, riffs agressifs et sons aussi synthétiques que le cuir d'une paire d'Air Force One made in Viêtnam, le Crunk a fini par s'installer en l'espace de quelques années dans tous les clubs des States grâce au sieur Lil Jon. Si vous vous demandez encore qui est l'auto proclamé King Of Crunk, il y a des chances que vous ayez passé ces dernières années à mater M6 et son Tubissimo (vu la date de sortie du U Gotta Feel Me de Lil' Flip chez nous, cette remarque est on ne peut plus légitime...). N'allez pas chercher plus loin que le Yeah d'Usher afin de mettre un nom sur le visage du nerveux d'Atlanta : Lil Jon n'est pas du genre à être confondu.


Simple animateur de soirées en tant que DJ et MC puis directeur artistique chez So So Def (label de Jermaine Dupri), Lil Jon aura mis quelques années avant d'acquérir une renommé nationale, et ce accompagné de ses collègues les Eastside Boyz. Influencé par la Bass Music de groupes du sud des USA comme le 2 Live Crew d'Uncle Luke, Lil Jon finit par en faire son fond de commerce en l'adaptant à sa sauce, donnant ainsi naissance à son Crunk commercial (bah ce n'est pas du Mr.Sche...). Toutefois, le Crunk ne semble pas faire l'unanimité au sein de la scène dite backpack ; les backpackers, ces fans de skateboard et de (mauvais) rappeurs blancs rebondissant sur des beats de plombier frénétiques, voient en cette école sonore sudiste une hérésie et un univers inacceptable. Ben voyons...

Il est cependant nécessaire de souligner le fait suivant : tout style musical venu du Down South a forcément été critiqué par de nombreux pseudo puristes. Le label au tank doré de Master P avait déjà défrayé la chronique au milieu des années '90, montrant à la face du Etats-Unis (et du monde) à quel point les rappeurs du bayou avaient un goût immodéré pour la jonquaille et les gros black booties. Idem pour le label Ca$h Money dont le titre révélateur dissimulait en son sein une véritable machine à fric menée par les frères Williams (dont Baby) et Mannie Fresh. Ca$h Money, tout comme No Limit, ne tardera pas à pénétrer le marché national avec des morceaux au bounce irrésistible, bounce qui deviendra très rapidement le son caractéristique d'une scène sudiste en pleine expansion. Lyrics légers, sons crades et remuants, les sorties sudistes s'enchaînent au milieu des années '90 et le producteur Mannie Fresh de Ca$h Money deviendra rapidement le Mozart du sud après les succès des Hot Boys, du Bling Bling de B.G. (qui fera rentrer le mot dans le dico, c'est dire !) et du Back That Azz Up de Juvenile, classique parmi les classiques. Aujourd'hui, Master P et son No Limit coulent petit à petit, perdants au fur et à mesure ses soldats (Mystikal, Snoop Dogg, Magic, C-Murder en zonzon, Silkk dans la caca...). Ce n'est pas le New No Limit et les nouveaux 504 Boyz qui auront sauver l'affaire (oh que non), et encore moin sa tentative de collabo hors sud avec les Diplomats de NYC sur Bout It Bout It. Ne reste plus que Lil' Romeo, fils de Percy Miller, afin de sauver les meubles. C'est dire.


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Oui Mannie, nous aussi on est content que tu saches compter jusqu'à deux


Ca$h Money également peine à retrouver sa splendeur d'antan, voyant ses gros artistes comme B.G., Turk (ah bon ?) et Juvenile déserter le label en raison de sombres histoires d'argent. Et malgré la tentative de refonte du label avec TQ, Boo & Gotti et le succès des Carter de Lil' Wayne, l'âge d'or semble définitivement bien loin ; Mannie Fresh ayant de plus abandonné son poste de producteur attitré de CM en quittant les frères Williams. De plus, l'avant-dernier Juvenile Juve The Great (certifié platine), censé annoncer le retour en force du Whoodie Whassup sur le label après séparation n'aura été qu'un fantasme de plus pour les fans de Down South : Juve quitte CM pour de bon après la sortie de son album afin de faire prospérer sa structure UTP Records (pour UpTown Projects) en compagnie de ses collègues Wack et Skip. Le rappeur du Nolia avouera même en interview que Juve The Great a été fait dans une optique purement lucrative et qu'il fallait abandonner l'idée d'une quelconque réconciliation avec ses anciens patrons. D'ailleurs Juve n'a vu ni Baby et ni Mannie Fresh lors de la réalisation de l'album entre 2003 et 2004, sauf pour le clip du titre In My Life. Le Best Of de Juvenile sorti il y a deux ans atteste du fait que Ca$h Money essaye encore de se faire un maximum de profit sur le dos de leur ancien rappeur star... Rapports houleux et matérialisme à outrance auront été deux des multiples facteurs ayant provoqué la chute de ces deux empire sudistes, laissant ainsi l'occasion dorée à Lil Jon de se faufiler dans le brèche et d'exploser à la face du monde.



Prix Nobel des sales gueules pour les Hot Boyz


Si beaucoup pensent (peut-être à juste titre) que le Crunk est une musique d'écervelés, sachez que certains facteurs permettent de relativiser un tant soi peu cette idée. D'un point de vue historique, le Crunk est une musique symptomatique de la souffrances des Noirs du sud profond des Etats-Unis, souffrance liée à ll'environnement dans lequel ces descendants d'esclaves de la campagne ont évolué, La majeure partie du temps, beaucoup de jeunes Noirs de cet époque avaient deux solutions : l'armée ou les boot camps. À partir de cela, nous sommes à même de cerner au mieux l'essence du Crunk qui est principalement basé sur les voix et le jeu d'appels et de réponses avec le public, caractéristique influencée par les chants des anciens esclaves et des soldats. Le mouvement Crunk s'apparente donc à une mouvance faisant appel au regroupement, à la discipline militaire et à l'unité en temps de guerre. Donc si Lil Jon vous dit de vous pencher et de toucher vos orteils, vous le faites, point.


Bon, toutes ces explications sont bien jolies, mais le meilleur moyen d'apprécier au mieux le Crunk est en soirée. Alors laissez tomber les Chingy et autres Nelly et passez à la vitesse supérieure. Même le père 50 Cent a capté le truc en engageant à ses côtés Young Buck (ex UTP chez Juve) au sein de G-Unit South. Alors sortez vos pimp cups, vos cannes, vos manteaux en fourrure et vos grillz, et criez en coeur yeeeeeaaaaaaaaaaaaah !.

Damn, j'adore le sud.





Les bons plans Down South de ces dernières années

Parmi les dernières sorties, bon nombre d'albums estampillés Down South méritent toute notre attention. Nous ne nous intéresserons pas aux old timers tels que 8Ball & MJG, UGK qui seront prochainement l'objet d'un autre article, tout comme la vague concernant le New South ayant émergé depuis l'année dernière (avec les Chamillionaire, Young Jeezy, Slim Thug et autres). Nous reviendrons également sur la Trap Muzik et autres réjouissances, alors ne vous inquiétez pas.




BIG TYMERS - Hood Rich
Ou quand le combo Baby/Mannie Fresh fait des merveilles à travers leurs sons sautillants et leur franc parlé de campagnards millionaires. Du bon Ca$h Money, fo' sure !




DSGB - 'Til Death Do Us Part
Le mythique Pastor Troy débarque avec les Down South Georgia Boys (ou encore Don't Stop God's Blessing) avec un album sauvage et aussi rutillant que le moteur d'un tracteur de Houston.


JUVENILE - Juve The Great
Quand un adieu est fait à ses frères ennemis avec du charisme et des rimes bien crétines, ça donne le dernier Juve chez Ca$h Money.



LIL' FLIP - U Gotta Feel Me
Le petit protégé du late DJ Screw nous offre un double album débordant de nonchalance et de phrasés laid back, et Dieu que c'est bon.



LIL JON & THE EASTSIDE BOYZ - Kings Of Crunk
Voir chronique en cliquant ICI.



LUDACRIS - Chicken & Beer
L'ancien animateur radio a fait un bout de chemin depuis Inconegro sorti en indé en ce début de siècle. Laissez-vous tenter par son flow élastique.



NELLY - Country Grammar
Le péouse de St Louis devient une véritable révélation avec ce Country Grammar frais au parlé drôlement mâché.



OUTKAST - Speakerboxx / The Love Below
Big Boi et André 3000, piliers du son sudiste depuis nombre d'années, nous servent un double album intrigant mais ô combien réussi. Un classique, net.



PASTOR TROY - Face Off, Pt.2
Suite du premier Face Off (sans blague), the Pastor offre une nouvelle fois sa voix stridente et criarde au service du Crunk, et c'est fou ce qu'on aime.



T.I. - Urban Legend
Et oui, T.I. est le meilleur rappeur du sud, le South Jay-Z selon Pharrell et le petit est damn right about that. Peut-être le meilleur album du King Of The South...



THREE 6 MAFIA - Da Unbreakables
Certes, leur track Stay Fly sur The Most Known Unknowns est certainement leur meilleur titre, mais d'autres préféreront les hymnes sauvages aux substances nocives de cet album-ci. Ce qui est mon cas.


_TN



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