Nashawn - Napalm
Millenium Bug

Entre être l'un des petits protégés de Nas et l'un des espoirs de la scène musicale de Queensbridge, on se demande bien ce qui doit manquer dans la vie de Nashawn. Mais après écoute de ce Napalm, la réponse nous saute illico aux yeux : de la bonne musique. Okay, je vois déjà les habitués pester sur le fait que je ne me gêne pas pour lancer du caca sur les albums que je ne porte guère dans mon coeur, mais on appelle un chat un chat. Mais Nashawn n'est pas un rappeur tout pourri, c'est juste un jeune homme qui a du mal à faire des choix artistiques intelligents (la faute à Nas peut-être, capable du meilleur comme du pire), et ce aussi bien pour la pochette que pour la sélection des prods et de ses rimes. On ne s'auto-proclame pas Millenium Thug pour rien, et Nashawn crache sa hargne au micro afin de prouver à son block (et au monde aussi, pourquoi pas) de quoi il en retourne. Yeah. Déjà, Napalm n'est pas un album, c'est un street CD vendu au prix d'un album avec une étiquette sur le boîtier demandant au disquaire de ranger la galette sous... Nas ! Alors histoire de catcher l'attention du fan hardcore et débile (comme moi), un petit découpage magique et foireux permet à Nas d'apparaître sur la couverture aux côtés de son poulain. Oui oui, j'adore parler de trucs pourris, mais là, rien qu'en voyant la jaquette, on se dit qu'on va avoir droit à du lourd, genre le logo Napalm transformé en un autocollant plaqué vite fait sur le pull de Nas. On sait que QB c'est la rue, mais alors là ça devient carrément le Tiers Monde, voire la préhistoire. Et c'est aussi là qu'on se jette dans l'album. Okay. Choir Song avec Nas, censé être le tube de l'album, dure (tenez-vous bien)... 1 minute et 48 secondes ! À se demander si Nashawn a dû couper court à la session d'enregistrement pour d'obscurs soucis budgétaires. Et à en juger par la stupidité de certaines de ses sorties lyricales comme sur Money Machine (avec Nas, Jungle et les Ying Yang Twins), il est fort probable que Nashawn ait été assez idiot pour payer les featurings de Nas alors que celui-ci ne lui demandait certainement rien. Tout n'est pas indigeste (All Love, Write Your Name et Level 7 sont loin d'être de mauvais titres), mais on a constamment la sensation que Nashawn a enregistré ses chansons dans ses chiottes avec la tête dans la cuvette (ce qui a dû donner le track Shit Ain't Sweet qui sent le vécu à plein nez). Et aussi, à quoi bon proposer les versions clean de Choir Song et Money Machine en fin d'album ? On se demande bien qui serait assez con pour faire tourner ces titres à la radio. On aurait préféré une outro de Nashawn où il nous dirait que Napalm est une blague, un fake, ou un truc du genre, et que le vrai album sortira bientôt. Mais non. On constate avec tristesse que Nashawn s'est bel et bien fait bouffer et digérer par Jim Jones lors de leur rixe rappologique.
_TN
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Entre être l'un des petits protégés de Nas et l'un des espoirs de la scène musicale de Queensbridge, on se demande bien ce qui doit manquer dans la vie de Nashawn. Mais après écoute de ce Napalm, la réponse nous saute illico aux yeux : de la bonne musique. Okay, je vois déjà les habitués pester sur le fait que je ne me gêne pas pour lancer du caca sur les albums que je ne porte guère dans mon coeur, mais on appelle un chat un chat. Mais Nashawn n'est pas un rappeur tout pourri, c'est juste un jeune homme qui a du mal à faire des choix artistiques intelligents (la faute à Nas peut-être, capable du meilleur comme du pire), et ce aussi bien pour la pochette que pour la sélection des prods et de ses rimes. On ne s'auto-proclame pas Millenium Thug pour rien, et Nashawn crache sa hargne au micro afin de prouver à son block (et au monde aussi, pourquoi pas) de quoi il en retourne. Yeah. Déjà, Napalm n'est pas un album, c'est un street CD vendu au prix d'un album avec une étiquette sur le boîtier demandant au disquaire de ranger la galette sous... Nas ! Alors histoire de catcher l'attention du fan hardcore et débile (comme moi), un petit découpage magique et foireux permet à Nas d'apparaître sur la couverture aux côtés de son poulain. Oui oui, j'adore parler de trucs pourris, mais là, rien qu'en voyant la jaquette, on se dit qu'on va avoir droit à du lourd, genre le logo Napalm transformé en un autocollant plaqué vite fait sur le pull de Nas. On sait que QB c'est la rue, mais alors là ça devient carrément le Tiers Monde, voire la préhistoire. Et c'est aussi là qu'on se jette dans l'album. Okay. Choir Song avec Nas, censé être le tube de l'album, dure (tenez-vous bien)... 1 minute et 48 secondes ! À se demander si Nashawn a dû couper court à la session d'enregistrement pour d'obscurs soucis budgétaires. Et à en juger par la stupidité de certaines de ses sorties lyricales comme sur Money Machine (avec Nas, Jungle et les Ying Yang Twins), il est fort probable que Nashawn ait été assez idiot pour payer les featurings de Nas alors que celui-ci ne lui demandait certainement rien. Tout n'est pas indigeste (All Love, Write Your Name et Level 7 sont loin d'être de mauvais titres), mais on a constamment la sensation que Nashawn a enregistré ses chansons dans ses chiottes avec la tête dans la cuvette (ce qui a dû donner le track Shit Ain't Sweet qui sent le vécu à plein nez). Et aussi, à quoi bon proposer les versions clean de Choir Song et Money Machine en fin d'album ? On se demande bien qui serait assez con pour faire tourner ces titres à la radio. On aurait préféré une outro de Nashawn où il nous dirait que Napalm est une blague, un fake, ou un truc du genre, et que le vrai album sortira bientôt. Mais non. On constate avec tristesse que Nashawn s'est bel et bien fait bouffer et digérer par Jim Jones lors de leur rixe rappologique.
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