Pimp Me As You Love Me...
Lick my moustache...
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Souvent critiqué en raison de son image décadente et remplie de pétasses et de violence (ou l'inverse, comme vous voudrez), le Hip-Hop médiatisé actuel souffre d'un regain de tension causé par l'abrutissement collectif d'une génération aveuglée par l'éclat de ses chaînes en platine et de ses 22's. Here we come hoe.
Bien loin des clichés propres aux clips d'un Lil Jon ou d'un 50 Cent (pour ne citer qu'eux), il est intéressant d'oser l'hypothèse selon laquelle l'univers du rap est totalement asexué. Alors que tout semble prouver le contraire à travers des symboles et des codes propres au machisme, on peut oser suivre cette idée en ayant (bien évidemment) la présence d'esprit d'en énoncer les raisons principales. Le rap est un univers asexué dans le sens où tous les codes relatifs aux sexes féminins et masculins s'estompent de par une représentation abusive et disparaissent totalement, occultant ainsi ce que le rappeur lambda tente de montrer en premier lieu à la face du monde grâce à la force de l'image : sa crédibilité, ou plutôt sa virilité. L'image actuelle du pimp, c'est-à-dire celle du mac dans les clips de rap, est plus porteuse de frustration sexuelle que de domination vis-à-vis d'un groupe de jeunes filles de peu de vertu. Et vu que nous sommes dans un clip, où la rêverie et la figuration tiennent une place prépondérante, le pimp apparaît tel un idole, un icône à la fois savoureux et irrésistible. Bien loin de son image d'enfoiré de première, les téléspectateurs (gent féminine incluse) ne peuvent s'en passer. De là, on se demande si le pimp au sens du rap est réellement une entité malsaine et dégradante ou simplement un divertissement aux relents sexuels suggérés ; le comble pour un style de musique se voulant explicite.
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Lock you down baby, you know what you owe me
Mack like Goldie, it's the same story
Let you hold something, you spending it right
Know where you gon' be by the end of the night
_Nas f/ Ginuwine - You Owe Me
Ce qui devrait être une preuve flagrante de discrimination sexuelle s'efface, le paraître se confondant avec allégresse dans l'être, s'y glisse, et s'y insinue définitivement pour laisser place à un territoire vierge sur lequel le rap peinera à faire ses marques et faire valoir ses véritables attributs. Ces dites marques peuvent être une Escalade, des grillz ou encore un lâché de salopes, mais elles sont surtout utilisées en dehors de tout contexte crédible et sont bien évidemment irréalisables. Vous aurez compris que le jeu de l'être et du paraître s'amuse, ou plutôt se moque, et que trop prendre au sérieux ses élans d'irresponsabilités humaines est plus une preuve de bêtise provenant du spectateur que de l'acteur en lui-même, et ce malgré le fait que le rap prend désormais une route contraire à sa logique première : la contestation qui finit par devenir (ironiquement) une contestation de soi-même.
Cependant, ce genre de réflexion n'est pas uniquement applicable au rap mais également à n'importe quel domaine ; certains cultivent le rêve par l'illusion, et d'autres cultivent le rêve par le rêve. Et ça, c'est la fin de toute notion rattachée au réel.
De là, à penser que le rap n'aura été qu'un beau rêve d'un ton vindicatif est un peu fort.
_TN
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Dur de discuter en regardant droit dans les yeux des fois...
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Souvent critiqué en raison de son image décadente et remplie de pétasses et de violence (ou l'inverse, comme vous voudrez), le Hip-Hop médiatisé actuel souffre d'un regain de tension causé par l'abrutissement collectif d'une génération aveuglée par l'éclat de ses chaînes en platine et de ses 22's. Here we come hoe.
"I buy lango ma, I don't need a nickel, naw
Oh you tickled ma? 'cause your nipples huh
Commin' through your shirt, nearly ripped your bra"
_Cam'Ron - Hey Lady
Bien loin des clichés propres aux clips d'un Lil Jon ou d'un 50 Cent (pour ne citer qu'eux), il est intéressant d'oser l'hypothèse selon laquelle l'univers du rap est totalement asexué. Alors que tout semble prouver le contraire à travers des symboles et des codes propres au machisme, on peut oser suivre cette idée en ayant (bien évidemment) la présence d'esprit d'en énoncer les raisons principales. Le rap est un univers asexué dans le sens où tous les codes relatifs aux sexes féminins et masculins s'estompent de par une représentation abusive et disparaissent totalement, occultant ainsi ce que le rappeur lambda tente de montrer en premier lieu à la face du monde grâce à la force de l'image : sa crédibilité, ou plutôt sa virilité. L'image actuelle du pimp, c'est-à-dire celle du mac dans les clips de rap, est plus porteuse de frustration sexuelle que de domination vis-à-vis d'un groupe de jeunes filles de peu de vertu. Et vu que nous sommes dans un clip, où la rêverie et la figuration tiennent une place prépondérante, le pimp apparaît tel un idole, un icône à la fois savoureux et irrésistible. Bien loin de son image d'enfoiré de première, les téléspectateurs (gent féminine incluse) ne peuvent s'en passer. De là, on se demande si le pimp au sens du rap est réellement une entité malsaine et dégradante ou simplement un divertissement aux relents sexuels suggérés ; le comble pour un style de musique se voulant explicite.
/http%3A%2F%2Fwww.londondnb.com%2Fother%2Fvidaguerra.jpg)
Lock you down baby, you know what you owe me
Mack like Goldie, it's the same story
Let you hold something, you spending it right
Know where you gon' be by the end of the night
_Nas f/ Ginuwine - You Owe Me
Ce qui devrait être une preuve flagrante de discrimination sexuelle s'efface, le paraître se confondant avec allégresse dans l'être, s'y glisse, et s'y insinue définitivement pour laisser place à un territoire vierge sur lequel le rap peinera à faire ses marques et faire valoir ses véritables attributs. Ces dites marques peuvent être une Escalade, des grillz ou encore un lâché de salopes, mais elles sont surtout utilisées en dehors de tout contexte crédible et sont bien évidemment irréalisables. Vous aurez compris que le jeu de l'être et du paraître s'amuse, ou plutôt se moque, et que trop prendre au sérieux ses élans d'irresponsabilités humaines est plus une preuve de bêtise provenant du spectateur que de l'acteur en lui-même, et ce malgré le fait que le rap prend désormais une route contraire à sa logique première : la contestation qui finit par devenir (ironiquement) une contestation de soi-même.
De là, à penser que le rap n'aura été qu'un beau rêve d'un ton vindicatif est un peu fort.
_TN
/http%3A%2F%2Fwww.tatuadores.com%2Ferotic-soltribal.jpg)
Dur de discuter en regardant droit dans les yeux des fois...
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